En vue d’accélérer le rythme du processus d’intégration dans leur espace, les dirigeants des Etats membres de l’organisation du Fleuve Mano ont décidé de mettre en commun leurs efforts dans les secteurs de la sécurité alimentaire, celle des personnes et de leurs biens, des infrastructures, de la santé et de l’éducation.

C’est dans cette optique que la politique de systématisation de l’enseignement des langues française et anglaise dès l’école primaire, a été prise par les chefs d’Etat de l’organisation de Mano River.

Dans une récente interview à Guinéenews, la Secrétaire exécutive de l’Union du Fleuve Mano, Dr. Hadja Saran Daraba Kaba a déclaré que son institution est activement à pied d’œuvre pour rendre rapidement opérationnel ce projet d’écoles bilingues qui appelle à la mise en place d’un partenariat stratégique.

Pour le choix et le déploiement des professeurs de français au niveau des pays anglophones, le Secrétariat exécutif de la Mano River compte mettre à contribution l’Organisation Internationale de la Francophonie et la fédération internationale des professeurs de français.

Alors qu’à l’inverse, dans les pays francophones, l’organisation veut jouer la carte du Commonwealth ou d’autres pays anglophones africains tels le Nigéria ou le Ghana pour la prise en charge et la sélection des professeurs d’anglais.

‘’Je crois qu’il est plus facile pour nous d’avoir l’appui de la francophonie pour déployer des professeurs de français… Il est mieux que des Guinéens soient choisis pour aller enseigner le français en Sierra Leone et au Liberia. Nous sommes en train de réfléchir à cette option. Avec l’appui de l’Ambassade de la France en Guinée, nous allons nous adresser à la Fédération internationale des professeurs de la langue française. Il y a aussi le Ghana et le Nigéria qui peuvent nous aider à travers le Commonwealth’’, a-t-elle expliqué.

En ce qui concerne le choix des localités devant bénéficier de cette expérience durant sa phase pilote, notre compatriote affirme que  le projet devrait démarrer dans les zones frontalières surtout dans les zones où les gens sont confrontés au bilinguisme au quotidien.

‘’L’enfant qui est à Pamelap ou à Balamouya est à trois kilomètres de la frontière. Ils vont dans le même marché.  Et là,  l’enfant guinéen est beaucoup plus exposé à l’anglais de la Sierra Leone qu’au français de Conakry. Donc, nous voulons essayer ce projet des écoles bilingues le long des frontières’’, dira la Secrétaire exécutive de l’organisation du Fleuve Mano avant d’annoncer que le projet pourrait au même moment être expérimenté dans les capitales qui sont  les centres administratifs et politiques.

Progressivement, ce projet de bilinguisme serait, a-t-elle assuré, élargi à l’ensemble des territoires des pays membres de l’organisation.

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