Yaya Jammeh avait promis de faire face à toute offensive militaire de la Cedeao. Il est en train de réunir les conditions pour y arriver. Voulant pallier les faibles effectifs de son armée (1000 éléments, officiellement) le président sortant de la Gambie, qui conteste sa défaite à la présidentielle, serait en train de recruter d’ex-mercenaires libériens, sierra-léonais et ivoiriens. Il aurait déjà enrôlé 300 à 400 combattants. Lesquels auraient accepté de défendre le pouvoir de Jammeh moyennant des « salaires » allant de 60 mille à 240 mille francs CFA.

Du pain béni pour ces miliciens qui se tournent les pouces depuis que les armes se sont tues dans la sous-région. « Il y a environ 20 mille soldats et rebelles (libériens) déclassés dans tout le Liberia, le Ghana, la Sierra-Leone et la Côte d’Ivoire, affirme un ex-commandant de l’armée libérienne, qui s’est confié au site Buzzfeed, créé par la fondatrice du Huffington Post. Ils sont tous pauvres et vivent dans des camps de réfugiés. Là, ils ont la chance de gagner de l’argent avec les compétences qu’ils ont, c’est-à-dire la guerre. Ils ne se soucient pas de quel côté se trouve la légalité. »

Ce recours aux mercenaires sont confirmés par des experts et analystes ouest-africains. « Des sources crédibles dans la région nous disent que Jammeh s’efforce à recruter d’anciens combattants libériens fidèles à Charles Taylor », révèle Alex Yearsley, directeur général de Martello Risk, un groupe de consultants en risques politiques basé au Royaume-Uni.

Le mandat de Yaya Jammeh expire le 18 janvier. Il a introduit un recours à la Cour suprême pour contester la victoire d’Adama Barrow, déclaré président élu. Le verdict sera donné mardi prochain.

(Source : Le Quotidien)

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