La fonction enseignante est l’une des fonctions les plus révulsives pour les chercheurs d’emploi. Cela est dû à la précarité des conditions de vie et de travail de ceux appelés successivement : militants d’honneur, citoyens d’honneur mais en réalité sans honneur. L’enseignant guinéen se remarque par son apparat, il est si écrasé par la pauvreté qu’il perd souvent la notion de plaisir ou de récréation. Il le veut mais il n’en a pas les moyens.

Donc avec toute cette réalité, si des jeunes se sont engagés depuis cinq à six ans et qu’ils ne soient pas retenus dans un concours pourtant organisé à leur intention et de surcroit par leur département, ils ont parfaitement raison de manifester leur mécontentement.

Que s’est-il réellement passé dans ce concours ? Ibrahima Kourouma a bien demandé à son homologue de la fonction publique de privilégier les 2450 contractuels qui sont sur le terrain depuis six ans. Ce dernier n’a posé aucun problème quant à la satisfaction de cette sollicitude du ministre de l’enseignement pré universitaire et de l’alphabétisation.

Par confiance et par souci de mettre fin aux agissements récurrents de ces contractuels, le ministre de la fonction publique,Sékou Kourouma a donné la latitude au département du pré universitaire de gérer ce problème car c’est lui qui a la maitrise de cette situation. A la question de savoir s’il y a effectivement des cadres compétents capables de faire le travail, Dr Ibrahima Kourouma aurait répondu oui. C’est ainsi qu’il a donné le travail à son homme de confiance, Kèlèfa Diallo son chef de cabinet du département.

Après avoir consulté le ministre du budget pour connaitre les possibilités financières, le ministre de la fonction publique est revenu vers son homologue du pré universitaire pour savoir si le travail a été fait. Il a été rassuré par ce département alors, il a procédé à la proclamation des résultats.

Au pré universitaire, ils auraient procédé à un choix discriminatoire en prétextant que nombreux sont ces contractuels qui n’ont pas le niveau. Ainsi sur les 2450,ce nombre reçu de la coordination des contractuels, 1400 seulement ont été pris alors que la promesse faite à ces jeunes était ferme.

Dans la foulée,nous entendons qu’il y’aurait des candidats qui auraient donné des millions pour être sur cette liste.(Difficile à vérifier)

Ce qui est difficile à expliquer c’est l’argument avancé pour exclure la moitié de ces contractuels. Depuis six ans on n’a jamais découvert la faiblesse ou la carence de ces jeunes qui pourtant ont comblé un important déficit de personnel dans le système. Si maintenant au moment d’être recruté on trouve qu’ils sont incapables, cela  est insultant et révoltant. Ce qui remet au goût du jour la voracité des commis de l’Etat qui ne se gênent aucunement de satisfaire leur cupidité au détriment de l’intérêt collectif.

Au moment où tout le monde saluait cette accalmie dans le pays, c’est le même moment choisi par certains cadres du département de l’enseignement pré universitaire pour empester la vie dans nos cités. Kankan, Siguiri, Kérouané, Faranah et Kouroussa, Tougué….. connaissent aujourd’hui une véritable perturbation dans les écoles. Ibrahima Kourouma et son Chef de cabinet Kèlèfa Diallo sont  donc accusés comme les seuls responsables de cette situation. Comme on aime à le dire souvent, dis- moi qui tu hantes je te dirai qui tu es. S’ils n’étaient pas habitués à la récupération dans ce département, rien ne pouvait les empêcher de prendre la totalité de ces contractuels qui s’élève à 2450(Chiffre de la coordination des contractuels).

Le changement prôné par le Pr. Alpha CONDE aura du mal à prendre le chemin, quand encore il y a dans notre administration des éléments véreux nostalgiques des habitudes dégradantes qui ont agenouillé totalement les concours dans notre pays. Beaucoup disent qu’il ne sert à rien de participer à un concours dans notre pays car, les résultats sont connus d’avance. Ne sont admis que ceux qui payent des millions. Pendant que les autres préfectures ne connaissent aucun trouble, les autres lieux précités sont en train de perdre les cours par la faute des responsables de l’Enseignement Pré-Universitaire. C’est un autre coup de poignard dans le dos du chef de l’Etat qui use de tous ses efforts pour apporter l’essentiel à son peuple.

Les jours à venir nous édifieront certainement sur la suite de ce dossier épineux.

La Rédaction de Actuconakry.com/Tel : 622 56 56 67

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