Ibrahima Kandja Doukouré (Actuconakry.com)(Actuconakry.com)

 

Je me souviens quand j’ai suivi récemment le débat présidentiel de 2004 entre Président Bush et Sénateur Kerry. Il y avait un petit commentaire, écrit par un auditeur qui m’a fait beaucoup rire mais était en fait, la réalité. Il a écrit: « Je n’ai jamais vu un débat aussi surprenant avec de répétitions comme celui-là : Sénateur Kerry dit: « Président Bush a dit ceci, … mais il a fait cela « . Deux minutes après, Président Bush dit: « Sénateur Kerry a dit ceci, …. mais il a fait cela ». Quelques temps après, Sénateur Kerry répète: « Président Bush a dit ceci, … mais a fait cela »; deux minutes après, Président Bush revient à la charge: « Sénateur Kelly a dit ceci, … mais il a fait cela ». Ils ont passé plus quatre-vingt pourcent du temps du débat à répéter les mêmes choses. Cet anecdote peut être appliqué à la même comédie en Guinée depuis 2010 avec les « accords politiques ».

Professeur Condé et sa mouvance confusionniste signent les accords non pas pour les appliquer, mais pour mieux rouler dans la farine l’opposition têtue de député Diallo. Et pour laver le front, cette opposition appelle ses militants à détruire tous ceux qu’ils voient sous prétexte de manifestations prétendues pacifiques ou de villes jamais mortes. Ainsi, les guinéens sont tués, les boutiques vandalisées, les haines entre les ethnies s’accélèrent exponentiellement. Juste après trois ou quatre mois, ils reprennent les mêmes idioties politiques. Ils ne sont toujours pas rendus compte que ceux qu’ils leurs militants ne sont en fait que leurs parents et qu’à chaque fois qu’ils font les mauvais pas, ce sont les ethnies qu’ils mélangent malheureusement. Pourtant, c’est bien élémentaire ça!

Cette fois-ci, si les accords ne sont pas respectés, notre fameux professeur doit comprendre qu’il n’aurait pas mené seulement l’opposition de M. Diallo en bateaux, mais c’est la quiétude sociale de guinéens qu’il aurait foutu en air. On savait déjà que les politiciens ne se font pas cadeaux et même qu’ils n’accordent pas la moindre satisfaction même symbolique à leurs adversaires, mais qu’un président de la République change ses paroles comme le caméléon en jouant dangereusement à la paix et à l’unité de guinéens est absolument surprenant.

L’histoire nous enseigne que certains ne peuvent pas gouverner quand leurs peuples sont unis dans la paix; et je crains que notre fameux professeur n’en soit pas un. Les manières dont il a usurpé le pouvoir et sa gestion depuis plus de six ans me donnent naturellement raison. En outre, l’histoire démontre que c’est l’attitude de ceux qui sont en difficulté de changer positivement leurs pays qui divisent leurs peuples parce que lorsque les populations sont unies, elles auront toujours les gouvernants qu’elles méritent. Un tel peuple a son destin en mains et donc, les carrières politiques y dépendent des capacités de politiciens à faire progresser le pays et non pas les spécialités en manipulations ethniques ou en idées divisionnistes. Ceux qui se sont intéressés à son histoire ou lui ont connu, sauront que si ce monsieur ne pourra peut-être pas améliorer les conditions de vie de guinéens, alors rouler son opposition dans la farine sera le cadet de ses soucis. Il n’a fait que la politique dans toute sa vie et malheureusement, il la fait très dangereusement.

De l’autre côté, on est vraiment en droit de se poser quelques simples questions à notre infatigable chef de file opposant: pourquoi est-il si obsédé par les marches qualifiées pacifiques et de villes mortes? Qu’a-t-il en a tiré comme bénéfices politiques depuis plus de six ans? S’était-ils rendu compte de dégâts de toutes natures qu’il a infligés à notre pays, notamment à ses propres militants? A-t-il pris conscience qu’il a déjà enterré plus de soixante jeunes parmi ses militants dans un seul cimetière? Simple coïncidence ou non, ils tous ses parents.

Seul notre député peut répondre à ces questions. Sans doute, il répondrait précipitamment en partie que manifester est un droit constitutionnel. En attendant les restes de réponses, les faits sont là: L’UFDG n’a pas progressé politiquement d’un seul iota depuis le premier tour de la présidentielle de 2010. Au contraire, il a régressé en passant lamentablement de premier parti du pays, au deuxième fort et pour finir deuxième faible en 2015. L’ironie est que sans mettre quotidiennement Conakry et quelques préfectures en ébullition, il aurait eu les mêmes députés (regardez les préfectures où ils sont issus). Probablement, il risque de ne pas avoir d’autres communes que celles qui sont dirigées actuellement par ses chefs de délégations spéciales. Sans oublier qu’un politicien patriote, à toujours d’autres solutions que mettre en périr la paix, l’unité de ses compatriotes et le développement socioéconomique de son pays.

Enfin, les dernières questions concernent les militants de nos comédiens, prétendus politiciens. On se demande, entre nos comédiens et leurs militants, notamment, ceux qui s’arment naïvement de haine pour détruire ou mourir derrière eux, qui sont les moins intelligents. En effet, les hommes qui ne se battent pas pour aucun idéal, sont qualifiés de faibles; et même, il s’avère que tous les grands idéaux virent le jour et s’étaient affermis par les luttes de braves. Mais, il n’en demeure pas moins que les cas guinéens peuvent être présentés comme les luttes mal comprises et donc, peu importantes.

Par ailleurs, il a une grande différence entre mourir pour une cause et mourir pour rien. Il est encore plus important de le savoir. On le dit avec un cœur meurtri et un grand respect pour tous ceux qui sont morts ou ont perdu des actifs dans les futilités, que perdre un bien ou sa vie derrière nos comédiens, est malheureusement une grande erreur à ne pas commettre. Prenez l’exemple sur le récent accord, s’il y a eu une place pour indemniser les victimes de pillages, il n’en y a aucune pour ceux qui sont morts. Ces jeunes n’ont que les parents et amis pour se souvenir d’eux et prier pour eux. Sans oublier qu’en supposant que les commerçants soient effectivement indemnisés, il y a une forte chance qu’aucun d’entre eux n’aura ce qu’il a perdu.

Ibrahima Kandja Doukouré

Commentaires

Laisser un commentaire