Je suis Dame Adèle W. la cinquantaine. Mon histoire commence il y a 32 ans de cela. J’avais 20 ans, lorsque j’ai rencontré mon époux Honoré W. les premières années de notre mariage était extraordinaire. C’était un vrai compte de fée : weekend en amoureux, cadeaux précieux…
Contrairement aux apparences, Honoré n’était pas un agneau. J’allais l’apprendre à mes dépends. En effet après quatre ans de mariage, je n’avais eu aucun signe de grossesse. Les examens effectués n’ont rien révélé d’anormale, mais rien. C’est alors que derrière cette apparence d’agneau, s’est révélé un loup féroce. Honoré était devenu violent. Il passait son temps à me battre et à me mépriser, à me rabaisser et à me considérer comme la pire des femmes. Il me disait sans arrêt que je ne lui portais pas chance.
Puis un samedi soir revenu d’une virée nocturne, il me posa un ultimatum : « si d’ici la fin de l’année tu ne tombe pas en-ceinte, je te vire de ma maison ! Je vais te renvoyer chez tes parents pour raison d’improductivité». Malgré tout ce qu’il me faisait subir, je l’aimais et j’avais peur de le perdre. Pour moi, il pouvait changer. Puis le destin a décidé de me donner un « coup de pouce ».
C’était un samedi soir, je revenais tardivement du travail après avoir manqué le seule véhicule assurant la liaison entre mon lieu de travail et le centre ville. Je me retrouvai en face d’un fou. Je m’écartai de son passage en vue de le laisser passer. Mais grande fut ma surprise lorsque, au lieu de passer, le fou s’arrêta en face de moi. Il m’agressa. Il me fit cou-cher avec une fougue de gladiateur, enleva mon pagne et me viola. Impuissante, fatiguée de lutter, je priais en moi-même le bon Dieu de ne pas permettre que je sois atteinte d’une maladie sexuellement transmissible. Une fois son acte terminé, il parti.
Ce jour-là, je réalisai que je venais de me faire vio-ler et pis, par un fou. Après avoir séché mes larmes, je me levai de la broussaille. Pour camoufler son acte honteux, j’ai sauté les deux pieds joint dans une marre de boue puis, je suis allé frapper à la première porte en vue de chercher à prendre une douche. C’est une femme qui m’ouvrit. Pour elle, croyant que j’étais victime d’une chute, elle me céda sa salle de bain. Je pris une douche et elle me donna des vêtements neufs.
Aussitôt arrivé chez moi à domicile, je saluai mon mari, mais, ce dernier eut de la peine à me répondre. Aucune marque d’attention à mon égard. Je m’enfermai dans la maison sans dire mot à qui que ce soit de tout ce qui s’était passé dans la broussaille. J’avais honte à en mourir. Ma crainte était que personne n’apprenne que j’avais été vio-lé par un fou. En tout cas personne n’était au courant de cette histoire les jours qui suivirent.
Un mois après, j’ai commencé à sentir des nausées, suivie de suivies des vomissements incessants. Pour la première fois de ma vie, Honoré s’inquié- ta pour moi. Il m’obligea et m’accompagna pour consultation auprès d’un médecin. Diagnostic : j’étais en-ceinte. Honoré heureux, s’est mis à chanter, il louait et glorifiait Dieu qui venait d’exaucer ses prières et de démonter qu’il était un vrai homme. Mais j’étais partagé entre joie et tristesse. J’affichais parfois un rire jaune.
Mais que pouvais-je, ce jour là je fis cette prière : « Comment Seigneur te remercier de me donner un enfant par un Fou? Pourquoi ? Et quand mon mari l’apprendre que lui dirai-je ? Et quand il saura que je ne suis pas enceinte de lui, que fera-t-il ? Et si je disais la vérité que j’ai été vio-lé par un fou qu’est ce qui se passera? Comment serais-je traiter par mon mari ? Mes parents ? Les autres ? Seigneur mon bon Dieu aide-moi dans cette épreuve. »
Mon honoré était heureux. Et mon mariage avait repris un second souffle. Vu l’humeur débordante et les marques incessantes d’attentions que me témoignait mon époux, ma honte de femme vio-lé à laissé place à la joie. J’ai finalement remercié Dieu d’avoir restauré mon mariage en utilisant un fou pour me faire un enfant. Tout avait changé autour de moi vu que mon mari que j’avais perdu était revenu à la vie.
Après la naissance d’Honoré junior, il m’offrit une villa dans laquelle il donna un festin digne des rois. Aujourd’hui, mon fils est cadre d’entreprise et son père en est fier. Mais comme vous le savez, j’approche de la vieillesse et plus le temps ne passe et plus le poids ce lourd secret me torture. Parfois, il me vient l’envie d’avouer tout et parfois je me tais de peur de tout détruire. Qu’auriez-vous fait à ma place ? J’ai besoin de vos conseils.

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