Dix-huit personnes ont été tuées lors d’une attaque qui a visé un café-restaurant de la capitale du Burkina Faso. Des djihadistes pourraient en être à l’origine.
Dix-huit personnes ont été tuées dimanche soir dans une « attaque terroriste » menée contre un café-restaurant à Ouagadougou par des djihadistes présumés, a annoncé le gouvernement dans un communiqué.
« Ce dimanche 13 août 2017 aux environs de 21 heures, une attaque terroriste a touché le restaurant Istanbul sur l’avenue Kwame Nkrumah. Cette attaque a fait pour l’instant 18 victimes dont les nationalités restent à préciser, et huit blessés », indique également le texte. Parmi les morts se trouvent deux assaillants.
Deux assaillants abattus
Les assaillants, dont le nombre total n’est encore pas connu, se seraient « confinés dans un étage de l’immeuble qu’ils ont attaqué », a quant à lui déclaré le ministre burkinabé de la communication Remis Dandjinou à la télévision nationale, lors d’un flash d’information. Avec eux, se trouveraient peut-être des otages. « Les forces de défense et de sécurité et l’unité d’élite de la gendarmerie sont en opération », a expliqué le ministre.
L’assaut a en effet été donné. Deux assaillants ont été abattus par les forces d’intervention burkinabés. Malgré le fait que les tirs soient devenus « sporadiques » selon un journaliste, le quai d’Orsay a invité les Français de Ouagadougou à éviter le secteur du restaurant attaqué pour l’instant. Selon un ministre burkinabé, l’assaut est terminé.
Le Burkina Faso, théâtre d’attaques régulières
Le mode opératoire de cet attentat est similaire à celui du 15 janvier 2016. Un commando avait attaqué le café Cappuccino et plusieurs autres établissements, l’hôtel Splendid, l’hôtel Yibi et le Taxi-Brousse, situés sur l’avenue Kwame N’Krumah, comme le restaurant Istanbul.
Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est globalement le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils. Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.
Le Burkina Faso, petit Etat sahélien d’Afrique de l’Ouest, pauvre et enclavé, a réaffirmé le 18 juillet la nécessité de « lutter contre le terrorisme » avec son voisin la Côte d’Ivoire, également touchée par un attentat djihadiste en 2016.

Avec l’express

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