« Si l’éducation d’un pays est malade, les jeunes le sont et en conséquence, son futur est compromis », nous enseigne l’histoire des peuples et nations.
Avant tout, c’est bien les hommes qui ont la charge de mettre en valeur toutes les autres ressources naturelles et plus ils sont bien formés, plus ils pourraient rendre agréables leurs conditions de vies.
Le système éducatif guinéen a besoin des réformes, les expériences et les contributions de nous tous pour bien éduquer les jeunes, leur apprendre à avoir des pensées critiques, … en mot, à être des citoyens bons, humains et patriotes. Tous les problèmes de la Guinée aujourd’hui, qu’ils soient sociaux, politiques ou économiques ont pour principale et unique cause la mauvaise qualité de l’éducation que nous avons reçue et que nos jeunes sont en train de recevoir.
On ne juge pas nécessaire de rentrer dans tous les détails car un seul exemple suffirait: l’ethnocentrisme. Ce mal prend naissance dans les familles et les jeunes ayant fait des séjours dans les écoles et les universités guinéennes le sont plus que les parents qu’ils accusent de ne pas suivre les cours. Si l’école ne marchait pas sur la tête, on devrait assister au contraire.
La dure vérité est que ceux qui nous gouvernent sont une partie de nous; ils ne sont que nos propres images.
De notre part, on en a déjà souligner que le plus grand rôle dans la réforme du secteur éducatif revient naturellement à l’Etat. Il doit s’engager profondément dans plusieurs actions concrètes et courageuses et son premier acte doit être de mettre un ministre compétent ayant beaucoup d’expériences dans ce secteur, puis de remplir ce ministère, les inspections régionales et les directions préfectorales ou communales de l’éducation par hommes qu’il faut en se basant sur les critères justes et cohérents dans les respects des hiérarchies en la matière.
Ces derniers aussi auront les obligations d’utiliser les mêmes schémas dans leurs choix des proviseur, censeurs, principaux, directeurs d’études et directeurs d’écoles.
En outre, il doit être sûr que les fondateurs des écoles privées recourent aux mêmes formules dans leurs choix des directeurs généraux ou d’études et tous les autres responsables dans leurs établissements scolaires. Si l’Etat choisit bien ses hommes et les fondateurs des privées font autres choses, les vies de certains enfants de la république seront à risques. Si tout le monde peut fonder une école privée, sa gestion ne doit pas être le domaine de n’importe qui. Ensuite, si nécessaires, il doit punir tous les responsables qui, par leurs actes, mettent en péril les vies scolaires. C’est pourquoi je suis cent pour-cent d’accord avec honorable Damaro quand il a laissé entendre qu’on ne gouverne pas par les sentiments et qu’on doit punir quand c’est indispensable. En d’autres termes, autant que les responsables éducatifs qui font bien leurs tâches doivent avoir des promotions, autant ceux qui prennent des raccourcis doivent subir les conséquences de leurs actes. Partout où l’impunité est généralisée, il y a toujours de la bagaille et dans celle-ci, chacun fait ce qu’il ou elle veut.
Ce qui doit suivre est la construction de nombres salles de classes. Chaque année, les nouveaux écoles, collèges et lycées doivent voir les jours de telle sorte que tous les enfants entre six ans et sept ans puissent être scolarisés et surtout, à éviter d’avoir les effectifs chinois dans les salles. D’ailleurs, il doit avoir une corrélation entre le taux démographique juvénile et le nombre des écoles à construire. C’est pourquoi les programmes ambitieux comme les fêtes d’indépendance tournantes sont des beaux exemples qui peuvent permettre non seulement les constructions et renouvellements des bâtiments administratifs, mais aussi peuvent faciliter la construction de plusieurs établissements scolaires.
Tant que notre système éducatif reste comme il l’est aujourd’hui, alors nos problèmes de toutes les natures ne seront pas résolus.
Ibrahima Kandja Doukouré

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