Le ministère de l’Enseignement Pré universitaire et de l’Alphabétisation a fait l’objet d’un grand décret présidentiel au courant du mois d’août dernier, qui vu la nomination des Inspecteurs régionaux, directeurs préfectoraux et communaux de l’éducation. Ce fut un vaste mouvement qui vu l’arrivée de nouvelles figures et quelques permutations.
Il fallait ce renouveau dans ce département pour corriger la dérive excessive connue par le système au cours de ces dernières années. Avant la rentrée scolaire, le Ministre Ibrahima Kalil Konaté K² soucieux du devenir de  l’école guinéenne a organisé un atelier préparatoire pour faire de l’année scolaire 2017-2018 une réussite totale.
A cette occasion, tous les DPE et IRE du pays se sont retrouvés à Kindia à l’exception de ceux de Dinguiraye (M. Aboubacar Soumah )et Dalaba.( Mme Kadiatou Bah) Pourtant présents au pays lors de cette grande rencontre, ils ont brillé par leur absence affichant du coup un mépris et une attitude irrévérencieuse à l’égard du décret présidentiel qui les a nommés à cette fonction. L’alibi qu’ils avancent est que le Ministre Ibrahima Kalil Konaté K² serait subtilement en train d’affaiblir le syndicat en les éloignant de Conakry, alors qu’ils sont très influents dans le comité de négociation. Ces soi-disant syndicalistes défendent-ils les intérêts des travailleurs ou préservent-ils une position sociale ? Un vrai syndicaliste ne porte aucune considération à son lieu de résidence pour accomplir sa mission de défense des intérêts de ses mandants.
Quand on aime sa patrie, on respecte ses institutions, on ne peut pas rejeter à dessein un décret présidentiel, expression de la volonté du chef de l’Etat à investir certains cadres de sa confiance. Ce n’est pas la raison évoquée plus haut qui motive leur refus obstiné de rejoindre leur poste. Ces raisons sont inavouées et ne peuvent être dites ouvertement car elles dérivent du plus profond de leur être, expression légitime de leur conviction subjective. On peut dire qu’ils n’approuvent pas le renouveau apporté par le chef de ce département qui a le souci et la volonté de redorer le blason de l’école guinéenne.
Ce ne sont pas les cadres qui manquent dans le pays, il est facile de comprendre que certains élus syndicaux ont leur réelle motivation qui ne soit pas celle de défendre les intérêts des travailleurs. S’ils avaient été mutés en dehors du pays, dire qu’on cherche à les éloigner pourrait être vrai, mais le syndicat couvre l’ensemble du territoire, Dalaba et Dinguiraye ne sont pas des préfectures extrêmes par rapport à Conakry. C’est dire que le syndicalisme ne peut s’exercer qu’à Conakry, vivre à l’intérieur du pays c’est être donc en dehors du système.
Contre de tels comportements, il faut des mesures exceptionnelles, un retraité n’est pas membre de syndicat.
C’est parce qu’ils sont en activité qu’ils ont eu la chance d’être élus à ce poste. Mais s’ils accordent peu d’importance à leur appartenance administrative, c’est dire qu’ils défendent leurs propres intérêts et non celui des travailleurs. Ils ne sont ni les seuls, ni indispensables encore moins irremplaçables, qu’ils soient purement et simplement remplacés par d’autres cadres qui ont le souci de leur patrie, et non ceux qui veulent faire fortune avec leur position syndicale. C’est pourquoi, il est important de choisir des hommes qui ont l’amour de la patrie et non ceux qui ne désirent qu’à semer le chaos.
Un décret présidentiel pour tout bon citoyen, tout bon patriote est quelque chose de sacré à respecter.

Alpha B. 

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