Au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des forces démocratique de Guinée (UFDG), tenue ce samedi 14 octobre 2017, à son siège à Commadenyah, le responsable de la communication du parti a affirmé que Bah Oury, vice-président exclu de l’UFDG, est né dans des circonstances douteuses. C’est pourquoi selon lui, Bah Oury est « un malade mental ».
« Pour comprendre Bah Oury, il faut le connaitre. Bah Oury est né dans des circonstances douteuses, suivi d’une enfance malheureuse. Après la perte de la prétendue papa (sic) dans des circonstances aussi malencontreuses… Lorsqu’on a eu une telle enfance, on est affecté durant toute sa vie. Voilà les résultats qu’il nous donne, cette pourriture de Bah Oury. Le 9 octobre dernier, lors du procès d’assassinat de notre ami, de notre frère, le regretté Mohamed Koula Diallo, Bah Oury a cité des noms. Il a demandé à ce que ces hauts responsables du parti comparaissent au tribunal, le 23 octobre prochain. Je dis tout de suite qu’on est prêt ; on n’a pas peur », a déclaré Alpha Boubacar Bah, sur un ton élevé
Poursuivant son intervention, ce cadre de l’UFDG soutient que Bah Oury est la marionnette d’Alpha Condé. « Il faut rappeler que le 4 février 2016, l’UFDG a décidé d’extraire Bah Oury de ses rangs. Le 5 février, le vendredi, nous avions ici notre réunion hebdomadaire du bureau exécutif. Bah Oury a menacé de venir nous agresser ici, en violation du domicile de l’UFDG et lorsqu’on lui demanda ‘’si l’UFDG refuse que tu rentres, qu’est-ce que tu vas faire ?’’, il a répondu ‘’Dieu seul sait ce qui va advenir’’. Il a menacé, il a mis en exécution sa menace. Ce sont des motifs suffisants pour l’arrêter. La justice ne l’a pas fait, parce que la justice voulait avoir un cadavre au siège de l’UFDG, pour déstabiliser l’UFDG ou même annuler l’agrément de l’UFDG et faire disparaitre l’UFDG. Mais, je dis à Alpha Condé : ‘’Tu ne pourras pas, tu ne pourras pas faire disparaitre ce grand parti’’. Parce que Bah Oury est la marionnette d’Alpha Condé. Depuis tout cela Bah Oury joue le jeu d’Alpha Condé. Il est venu ici pour nous agresser, le matin nous avons écrit à la commune, nous avons écrit à la gendarmerie, pour dire ‘’venez Bah Oury a menacé de nous agresser, venez empêcher cela parce que nous ne voulons pas de la violence. Ils ne l’ont pas fait, parce qu’ils ont préparé quelque chose. Ils ne l’ont pas fait parce qu’ils voulaient attribuer un cadavre à Cellou Dalein Diallo. Malheureusement dans leur complot, un pauvre militant de l’UFDG, pour eux, est insignifiant. Donc, il ne fallait pas tuer un simple militant, il fallait tuer un symbole. Mohamed Koula n’est que la victime de ce complot. Ils ont tué le symbole qui est le journaliste, Mohamed Koula en est la victime. Pour preuve, depuis tout cela Alpha Condé et son ministre de l’injustice…, Je donne raison à Ousmane Gaoual, c’est le plus mauvais ministre de la Justice que la Guinée ait connu… La Guinée retiendra que c’est à son temps qu’il y eut tout cela, sinon comment comprendrons-nous qu’un simple citoyen de la république, un fou, un malade mental qui est Bah Oury, que ça soit lui qui puisse désigner les coupables : ‘’tel doit être convoqué, tel doit être condamné’’. C’est lui seul qui dit : ‘’j’ai vu la balle qui m’était destinée qui a malheureusement fauché le journaliste. »
Pour lui, « le procès, ce n’est le procès pour retrouver les assassins de Koula, le procès est devenu un procès pour retrouver ceux qui ont tenté d’assassiner un fou. Un bon à rien ; qu’est-ce qu’on a à faire avec Bah Oury ? Il n’est plus important. Pourquoi nous avons tué quelqu’un qui est déjà mort, qui s’est suicidé lui-même. Qu’est-ce qu’on n’a pas donné à Bah Oury ? Qu’est-ce qu’on n’a pas fait pour Bah Oury ? Mais, c’est un maudit et on ne peut rein pour un maudit. Le 9 octobre dernier, Bah Oury, à la barre, on croyait qu’il allait nous dire qui a tué Mohamed Koula, parce qu’il s’est porté partie civile. Je regrette beaucoup, en Guinée, ceux qui devaient s’intéresser à la mort de Koula, c’étaient les associations de presse. Ces associations de presse ne sont pas présentes à la cour, il n’y a pas la famille de Mohamed Koula, il n’y a pas les associations de presse, et pire encore, l’employeur de Mohamed Koula n’est pas là, il ne s’intéresse pas à ça, parce que pour eux, ils ont eu ce qu’ils voulaient, c’est avoir un cadavre auprès du siège de l’UFDG. Mohamed Koula est décédé, il faut trouver les coupables et libérer les deux personnes innocentes qui sont en prison. Ce procès est devenu politique. Tout ce qu’on veut, ce n’est pas pour trouver les coupables de l’assassinat de Mohamed Koula, mais plutôt pour accabler Cellou Dalein. »
Bhoye Barry pour guinee7.com

 

 

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