L’une des séquences de la lutte syndicale des enseignants de guinée tourne au vinaigre depuis 24 heures au sein du SLEG.
Quatre des camarades du Secrétaire général Aboubacar Soumah sont aux arrêts par la gendarmerie nationale.
Aux dires de Mr Bangoura Mohamed ,membre de la cellule de communication du Syndicat Libre des Enseignants de Guinée (SLEG ),la grève déclenchée depuis quelques jours continuera jusqu’à nouvel ordre .
Comment ont-ils été arrêtés par les gendarmes ?
Lisez ces détails du chargé de la communication du SLEG que nous avons joint pour vous lecteurs.
Je suis Mr Bangoura Mohamed, Enseignant, membre de la cellule de la cellule de communication du SLEG
Mr Bangoura Mohamed, qu’est-ce qui s’est réellement passé?
C’est hier aux environs de 18 heures, quatre membres de la cellule de communication ont reçu un appel du conseiller juridique de la présidente du Conseil économique et social et de Hadja Rabiatou Serah Diallo pour une éventuelle sortie de crise, alors, ils ont été mandaté par le SLEG pour aller au siège du Conseil économique et social.
C’est ainsi, en plein dialogue, ils ont été demandé de faire une déclaration suspendant le mot d’ordre de grève, ces derniers étant surpris ont fait de la résistance comme quoi la seule référence pour la levée du mot d’ordre de grève reste et demeure le général Aboubacar Soumah après consultation de la base.
Donc, pour eux il était impossible de lever le mot d’ordre de grève déclenché depuis des jours.
C’est de là,que le conseiller juridique s’est levé pour émettre un coup de file et aussitôt deux(2) pick-up de la gendarmerie garés  à la rentrée du bâtiment.
Heureusement l’un d’eux a pu joindre la base en ces termes « En lieu et place d’une négociation, ce sont des gendarmes qui sont là ».
Quelques temps après, nous avions perdus tout contact avec eux
Est-ce que vous confirmez leurs arrestations ?
Mohamed Bangoura : Oui, je confirme les arrestations de ces 4 syndicalistes par la gendarmerie nationale  dans les locaux du Conseil Economique et Social qui sont : Fode Abass Camara, Amara Mansa Doumbouya et Aboubacar Kaba. Et aux dernières nouvelles, celui-là qui avait fait de la résistance a été déféré au haut commandement de la gendarmerie.
Que comptez-vous faire désormais ?
C’est une question de survie, on ne règle pas la violence par la violence, nos camarades ont été utilisé comme un appât par Hadja Rabiatou Serah Diallo.
Alors, nous ne ferons pas une déclaration, c’est la base qui est souveraine, quand on est syndicaliste, on accepte toutes les conséquences, ils ont accepté d’être syndicalistes, alors ils acceptent aussi de faire la prison.si c’est leur stratégie pour nous déstabiliser, qu’ils continuent, la grève continue et elle continuera.
Réécoutez l’entretien avec le chargé de communication ci-dessous 

 

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