Il semble que notre fameux professeur a trop sous-estimé son pouvoir ou le rôle central de l’Etat dans un pays de droit. Pourtant, il semble qu’il est docteur en Droit public ou qu’il ait enseigné au moins pendant dix ans. Alors, soit il ne maîtrise pas cette matière comme on le prétend ou soit il refuse d’appliquer en Guinée ce qu’il connaît pour des raisons qui lui sont sont propres.
Le problème central de la Guinée d’aujourd’hui est la pagaille pendant ces dix dernières années. Le pouvoir du président président Conde a échoué dans le fonctionnement correct de nos institutions et l’instauration d’une stabilité politique dans la quiétude sociale depuis au lendemain de son investiture. Par son refus d’appliquer intégralement la constitution, les lois organiques issues de la transition et de compléter les autres institutions républicaines, il a donné la chance à Monsieur Diallo de l’opposition de commencer sa pagaille. S’il avait organisé les élections législatives très tôt en veillant sur le fonctionnement de toutes les institutions, on n’aurait pas eu besoin de tous accords bidon et leurs conséquences désastreuses sur les vies de nos jeunes et pour nos opérateurs économiques.
La Guinée est devenue ainsi un pays de pagaille: si ce n’est pas un politicien égaré qui met les gens dans la rue pour les questions d’humeur, c’est un monsieur qui se lève du mauvais pieds le matin et appelle à la grève ou ce sont les jeunes qu’on ne cesse de droguer par les remontants de l’ethnocentrisme et la haine qui, quand il y a un problème dans un couple, quand un taxi-maître se dispute avec un client ou quand ils entendent un cri quelque part, ils mettent la cité en ébullition dans les morts de jeunes et des boutiques pillées. Après quelques jours ou semaines, trois à six mois ou après une année, ils reprennent les mêmes bêtises.
Une chose est sûre, notre fameux professeur peut continuer à faire de tourisme ou à nous parler de milliards de dollars, aucun investisseur sérieux ne viendrait foutre un centime de franc dans un pays comme le nôtre et les jeunes peuvent continuer à garder leurs diplômes. Certes, ces gens prennent de risques mais ils ne sont point fous jusqu’à venir investir dans un pays avec les concours incessants de balles et cailloux perdus. La bonne nouvelle est qu’on peut toujours limiter les dégâts en respectant les lois et les institutions dans un ordre total. On aurait besoin sans doute de l’eau et le feu.
Par ailleurs, il est élémentaire que toute grève doit être légale et cela sous-entend qu’elle doit être encadrée par loi en la matière. Il est aussi élémentaire que lorsque la grève est déjà lancée, peu importe les gens quant à son illégalité ou sa légalité car ils veulent avoir quelque chose. Dans des telles situations, la sagesse voudrait qu’on dialogue avec les grévistes au lieu de leur menacer. D’ailleurs, ils peuvent avoir beaucoup de choses à faire telles que l’accélération de l’application des accords déjà signés, faire d’autres offres ou de demander aux syndicalistes de faire des concessions. Ainsi dans ce dialogue, ils finiront par s’entendre sur quelque chose et tous les élèves vont reprendre les chemins des écoles. La cité deviendra calme et tout le monde vaquera à son affaire.
Une fois que la grève est suspendue, alors la loi doit être appliquée aux syndicalistes qui ont été à l’origine de la grève illégale pour ainsi décourager d’éventuelles grèves illégales. En tout cas, dans la situation actuelle de la Guinée, il serait enfantin de croire que les enseignants qui ont entendu l’argent quelle part, puissent reprendre la craie dans un centime d’ajout.

Ibrahima Kandja Doukouré

                            

 

Commentaires

2 COMMENTAIRES

  1. […] Il semble que notre fameux professeur a trop sous-estimé son pouvoir ou le rôle central de l’Etat dans un pays de droit. Pourtant, il semble qu’il est docteur en Droit public ou qu’il ait enseigné au moins pendant dix ans. Alors, soit il ne maîtrise pas cette matière comme on le prétend ou soit il […] Lire la suite … […]

Laisser un commentaire