Depuis le pays des hommes intègres, le président Macron s’est adressé dans un discours fleuve à la jeunesse du continent africain. Face à un public dont le niveau laisse à désirer, Macron s’est bien tiré sur un terrain qui n’était pas conquis à l’avance.Sur un ton  arrogant, paternaliste et à la fois méprisant à l’égard de son hôte, ilparle de tout sauf de l’essentiel. Nul besoin d’une évaluation pour se rendre-compte de l’inefficacité de l’aide public au développement. Aussi, l’Afrique ne demande pas une aumône à l’occident. C’est bien une réparation du tort subit que nous exigeons…
Un Défis au peuple africain
L’histoire se répète. De gaule nous avait dit «  Si vous voulez l’indépendance, prenez-la»,  et  cinquante-neuf ans après, son petit-fils nous lance un autre défi en ces termes : «  si vous voulez quittez le CFA, faites – le dès demain ! La  décision appartient à vos Chefs d’Etat » ! Il estime que l’avantage du CFA tient à la stabilité qu’il accorde aux pays membres, par la même occasion, il omet de mentionner que cette opération nous  emmène à déposer 50% de nos réserves au trésor public français.  C’est bien là, notre souveraineté qui est mise en cause.
De la France-Afrique à la mise sous tutelle de l’Afrique
Le lointain  et  cinquième successeur du General De gaule a opté pour une métaphore teintée d’euphémisme. Macron estime que la page de la France Afrique est tournée. Mais, il initie une autre forme d’asservissement, la mise sous tutelle de l’Afrique. Dans sa réponse à la question relative au terrorisme, Macron affirme avec un ton paternaliste « la France sera là pour vous sécuriser». Cette réponse a fait frémir Thomas Sankara dans sa tombe. C’est comme si l’état burkinabé n’avait pas une armée capable de sécuriser le pays. Drôle de rupture…
La jeunesse africaine manque-t-elle de modèle ?
On pouvait bien éviter cette nième humiliation.  Si jamais nos chefs d’état avaient compris que l’Afrique n’a pas besoin d’un discours d’orientation  venant de l’extérieur.Bien sûr que nous ne manquons pas d’orientation à l’intérieur du continent. Cheik Anta et sieurs nous suffisent largement pour cela.
Du reste, aux présidents africains de prendre leur responsabilité.  Car, la paire de gifle est bien administrée par le petit De gaulle qui se prend pour Napoléon premier :« …je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso, c’est le travail du président (burkinabè, ndlr) ! »
Par Amadou Tidiane Barry, acteur de la société Civile
E-mail : barrytidiane2012@gmail.com

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