La situation actuelle que traverse le système éducatif guinéen est profondément préoccupante. Comme l’écrivait Pierre Mendès France« La gravité d’une question se mesure à la façon dont elle affecte la jeunesse».
Voilà plus de deux semaines que le bras de fer est engagé entre un groupe de syndicaliste accusé de rébellion et le gouvernement.  Sans surprise, comme toujours d’ailleurs, les enfants des pauvres sont les seules  victimes de cette injustice. Les hauts commis de l’Etat, les responsables politiques ont tous leurs enfants dans les meilleures écoles à l’étranger, tandis que les enfants des pauvres sont à la maison ou dans la rue pour affronter les forces de l’ordre. Combien de temps durera cette injustice ?
Rappelons-le, l’éducation est au centre de toute problématique de développement durable d’un pays.  Alors, la République est en danger.Chaque génération a connu sa part. La mienne n’acceptera pas d’être complice de sa désintégration. C’est pourquoi, nous rappelons au premier ministre qu’il est devant l’histoire, le seul responsable de ce désordre.  Car au plan constitutionnel, il est le garant du dialogue social qui est toujours en panne.<<Eduquer ou Périr>>. Voilà le cri d’un illustre historien africain, Joseph Ki-Zerbo.
Ne pas se tromper de diagnostic
A quelque chose, incident est bon. La gestion de la crise révèle des lacunes dans la gouvernance en vigueur.Le gouvernement ne doit pas refuser de dialoguer avec un mouvement syndical fut-il illégal lorsque une large majorité de travailleurs s’identifient à ce groupe.
Ne pas se tromper de diagnostic signifie aussi de ne point faire d’amalgame entre le social et le tout politique.
Etablir un bon diagnostic suppose finalement de prendre ses responsabilités. Puis que le  wagon des sous-ministres(le ministre de l’enseignant préuniversitaire et le ministre  de la fonction publique) est mal arrimé à la rame, il faudrait les débarquer.
Gouvernement par l’abandon et l’inertie
Face à la pression interne, le gouvernement expérimente une nouvelle méthode de gestion des affaires publiques. A  voix basse, bon nombre de guinéens s’interrogent désormais, à quand la mise en touche de ce gouvernement qualifié de grand absent ? Seul le président Alpha Condé saura nous le dire !
Par Amadou Tidiane Barry, acteur de la société civile.
Contact : (00224) 628-827-410/ e-mail : barrytidiane2012@gmail.com

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