En plus d’être du service de communication du Ministère à la Présidence en charge de l’Agriculture, désormais géré par le Ministre d’Etat Kiridi Bangoura dont il est un proche collaborateur, le Point Focal du mois a de nombreuses cordes à son arc. Il faut rappeler que les Points Focaux des différents départements ministériels, sont chargés de mettre en lumière les activités dans leur secteur respectif, en coordonnant toutes les informations et en les relayant pour  une large diffusion dans le Bulletin du Gouvernement qui  leur dédie une rubrique mensuelle où ils exposent individuellement leurs expériences professionnelles, et leurs méthodes.
Bonjour Monsieur Cheick Ahmed Tidiane Diallo ; Vous avez intégré le service de  la communication du Ministère de l’Agriculture dès la prise en charge de ce département par le Ministre d’Etat Kiridi Bangoura, Secrétaire Général de la Présidence de la République ; Quel a été auparavant, votre parcours professionnel ?
Bonjour la CCG ! Mon parcours professionnel a débuté en 2003, après mes études en journalisme. J’avais commencé à l’époque au Bureau de presse de l’Assemblée Nationale, en continuant à rédiger mon Mémoire sur ‘‘l’étude critique des bulletins d’information de l’Assemblée Nationale’’.
Je suis venu à la presse ‘’critique’’, grâce aux conseils de mon rédacteur en chef de l’époque, Monsieur Saliou Diallo avec qui j’ai participé à relancer Le Populaire en 2004 et, à la fin de cette année-là, Monsieur Maseco (Paix à son âme), mon ami et grand frère, qui était rédacteur en chef du Diplomate, m’avait fait recruter dans ce journal. Je garde un grand souvenir de ce moment parce que c’était mon premier emploi rémunéré.
En 2006, j’ai été coopté par Monsieur  Yamoussa Sidibé (Rédacteur en chef du JT à l’époque), pour rejoindre la RTG. C’est alors  que j’ai débuté une carrière dans l’audiovisuel, qui m’a conduit à ‘’Chérie FM’’, puis à ‘’Evasion Guinée’’ où j’ai participé au lancement de ces deux Groupes de presse.
Je suis à la Présidence de la République depuis l’avènement au pouvoir du Pr Alpha Condé car, dans le cadre des réformes engagées, j’ai été recommandé par le Ministre d’Etat Naby Youssouf Kiridi Bangoura dans la nouvelle équipe du Bureau de presse. Quand la DCI (Direction de la communication et de l’information) a été créée à la Présidence, j’y ai été coopté aussi. Comme j’ai toujours voulu basculer plus tard dans une vie politico-administrative, j’ai accepté le poste d’Assistant principal du Ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence, début 2013. Actuellement, je suis un de ses Conseillers techniques. Voilà brièvement mon parcours.
Pouvez-vous expliciter votre fonction au sein du département à la Présidence en charge de l’agriculture ? 
Depuis le 14 septembre dernier, le Ministre d’Etat Kiridi Bangoura, assume les fonctions de Ministre de l’Agriculture, cumulativement à ses fonctions de Secrétaire général de la Présidence. Je continue à l’assister dans ses tâches. Je consacre  pratiquement 80% de mon temps de travail au Ministère de l’Agriculture en ce moment.
Sous l’autorité du Secrétaire général et du Chef de cabinet, je dois suivre l’exécution des instructions du Ministre d’Etat autour des différents dossiers. En même temps, je coordonne les activités de communication du Ministre d’Etat, en particulier, et du Département, en général.
Comment votre Département a-t-il préparé la participation de la Guinée au Salon international de l’agriculture et des ressources animales à Abidjan ?
Le « SARA » est une plateforme d’opportunités d’investissements directs dans le secteur agricole des ressources animales, halieutiques et forestières.
C’est également une tribune de partage des compétences et de savoir-faire en matière agricole. Cette année, il s’est tenu du 17 au 26 novembre 2017 à Abidjan, sous le thème « Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ».
Au moins une vingtaine de pays africains, dont la Guinée, y étaient présents, ainsi que la France et les Pays-Bas au compte de l’Europe.
Notre participation à cette édition de 2017 est la première de la Guinée depuis la reprise du ‘’SARA’’ il y a quelques années ; l’évènement  avait souffert d’une interruption d’au moins dix ans.
Quand les organisateurs ont écrit pour une nouvelle fois, pour souhaiter la participation de la Guinée, après son absence aux trois précédentes éditions, le Ministre d’Etat Naby Youssouf Kiridi Bangoura a exigé de ses cadres  une participation  quantitative et qualitative, histoire de marquer notre retour à ce grand rendez-vous agricole.
Tous les projets et programmes agricoles, ainsi que les acteurs impliqués dans la production, la transformation et la commercialisation de nos produits locaux,  ont été mobilisés. Au total, une cinquantaine d’acteurs ont rallié Abidjan.  Les 50 m² de stand mis à la disposition de la Guinée ont été occupés et animés par nos représentants.
Pour le Ministre d’Etat, notre présence à ces rendez-vous est une opportunité de montrer le nouveau visage de la Guinée. Avec les initiatives du Président de la République dans le domaine agricole, la Guinée est sur la bonne voie de reprendre sa place, avec une amélioration de notre  position passée sur le marché international ! D’où la présence notamment de l’IRAG au SARA. Grâce au Président de la République, l’Institut de recherche agronomique de Guinée,  a introduit de nouvelles variétés d’intrants agricoles dans les différentes filières.
Le 31 octobre dernier,vous aviez mis à jour le Catalogue National des Variétés Végétales. Qu’est-ce que c’est ? 
Selon les spécialistes, le Catalogue national des espèces et variétés végétales constitue une des bases de données de référence pour les interventions visant le développement des secteurs de semences. Il est donc l’outil privilégié du dialogue entre acteurs pour un partage des avantages y afférents.
Un catalogue dans un pays donne l’identité des variétés que le producteur peut utiliser sur le terrain sans danger  et au bout, obtenir de grands rendements.
En 2014, la Guinée avait déjà élaboré un catalogue national composé d’espèces, dont les caractères étaient retenus pour inscription au niveau du catalogue de la CEDEAO,  principalement, le  riz, le maïs, l’arachide, le sorgho, la tomate, le mil et le niébé.
La CEDEAO  a exigé que tous les trois ans,  ce catalogue soit actualisé par l’inscription de nouvelles variétés performantes, et la radiation des variétés présentant des signes évidents de faiblesse.
Fin octobre et début novembre, c’est cet exercice qui avait réuni à Kindia plusieurs hauts cadres du ministère de l’Agriculture : intervenants principaux du sous-secteur des semences, des producteurs, des distributeurs, les services publics et privés et les principaux partenaires.
On parle beaucoup des initiatives présidentielles dans le domaine agricole. Concrètement cela consiste en quoi et quelle est votre implication dans la vulgarisation de ces initiatives ?
Pour parler des initiatives agricoles du Président de la République, je le fais sous la coupe du Ministre d’Etat, des conseillers du Président de la République et des techniciens du département de l’Agriculture. En fait,  le Président Alpha Condé croit plus en l’agriculture qu’aux mines. L’un des secteurs qui a le plus bénéficié des nombreux déplacements du Président de la République est celui de l’agriculture. Il a réussi à développer des relations avec des pays qui nous permettront de mieux nous équiper,  et de fournir plus d’intrants au monde rural.
Les initiatives présidentielles visent deux objectifs majeurs : la sécurité alimentaire et la promotion des cultures de rente. Ces deux choses vont évoluer ensemble ; au même moment qu’on se bat pour l’autosuffisance alimentaire, on se bat aussi pour le retour de la Guinée dans le commerce agricole international. Aujourd’hui, toutes les quatre régions naturelles du pays ont reçu  de nouvelles variétés de semences qui sont en expérimentations dans les centres et les pépinières de l’IRAG. Le dernier cas concerne le sésame blanc venu d’Ethiopie, dont les 100 tonnes reçus sont destinés à la Haute et la Moyenne Guinée.
Toujours dans le cadre des initiatives présidentielles, le FIDA va bientôt financer un Projet destiné à l’agriculture familiale, à plus de 100 millions USD.
Quels sont vos projets à court, moyen et long terme dans la vulgarisation des actions de votre département ?
Depuis que j’ai découvert le Département de l’Agriculture, je ne cesse de dire que c’est un gros morceau, un Département technique qui travaille avec plusieurs institutions internationales qui soutiennent les projets et les programmes agricoles. Nous avons le devoir de faire mieux connaitre ce Département au grand public, parce qu’un bon nombre croit que ça ne bouge pas, alors que de gros efforts sont en cours pour l’autosuffisance alimentaire et la promotion des cultures d’exportation. Mais, il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’un long processus, et c’est tout cela qu’il faut expliquer ! Nous restructurons en ce moment notre service de communication,  pour qu’au-delà des canaux que vous nous offrez, nous atteignions plus de cibles. Pour l’heure, nous nous contentons de relayer au maximum possible les activités du Département.
Votre mot de la fin.
La Cellule de communication du Gouvernement est une grande opportunité pour les Départements  ministériels, pour assurer la visibilité institutionnelle des activités des départements.
Mais, il faut aussi explorer d’autres opportunités pour assurer la visibilité aux actions des Départements. Cette ambition, je souhaite la partager avec tous ceux qui gèrent la communication sectorielle du Gouvernement.
Il faut que vous restiez à notre écoute, en continuant à nous conseiller, à aider à diffuser et partager d’autres expériences, initier des rencontres d’échanges régulières entre nous afin que  la communication gouvernementale prenne véritablement son envol. Cela ne se fera pas sans les points focaux des Départements. Je vous remercie pour cette opportunité.
Pour consulter et télécharger ce nouveau numéro, merci de cliquer ici.

 

 

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