« La réalisation du barrage sur le Konkouré était prévu depuis 1927 par les français, mais ils n’ont pu le faire. La première République n’a pas pu le faire. La deuxième République a fait le barrage Garafiri sur le Konkouré avec 75 mégawatts. Donc de la période coloniale à 2010, on n’a pas eu plus de 100 mégawatts de capacités. Or sans électricité nous ne pouvons pas progresser. C’est pourquoi depuis mon élection, je fais de l’énergie mon cheval de bataille. Je peux vous dire et à la face de l’Afrique et du monde que d’ici 2020 nous aurons fait 1000 mégawatts (Mw) de capacités hydroélectriques. C’est-à-dire 10 fois plus que la Guinée en a eu 100 ans », a promis le chef de l’État guinéen lors de la cérémonie de lancement du programme d’électrification rurale.
A en croire le président de la République de Guinée, son pays reste et demeure le château d’eau de l’Afrique de l’ouest car, avec les fleuves Konkouré, Sénégal, Niger, sa patrie dispose d’un potentiel hydroélectrique de 6000 mégawatts (Mw). S’exprimant sur son bilan énergétique de 2015, le chef de l’Etat affirme : « «nous avons fini en 2015 le barrage de Kaléta qui fait 240 mégawatts, vous avez vu que les travaux de construction de Souapiti qui fait 450 mégawatts, sont  très avancés et hier nous avons lancé les travaux du barrage Amarya qui fait 300 mégawatts. En plus, on est en train de dépouiller les appels d’offre pour ce qui est du barrage de Koukoutamba (300 mégawatts) afin de commencer les travaux.»
La cérémonie de lancement du programme d’électrification rurale a en outre servi de tribune à Alpha Condé de rendre compte à ses concitoyens la manière dont il a été propulsé à la tête de la coordination de l’énergie en Afrique. « Le grand problème de l’Afrique aujourd’hui, c’est l’énergie. Nous avons expliqué que 7 africains sur 10 n’ont pas accès à l’énergie. C’est pourquoi lors de la COP21, tous les chefs d’État se sont entendus sur le fait que si nous ne réglons pas le problème de l’énergie en Afrique, on ne va pas voter. Dieu merci, ils nous ont entendus et nous avons créé l’initiative africaine d’énergies renouvelables dont je suis le coordinateur en Afrique», s’est-il souvenu.

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