La grève des enseignants, reparlons-en!,elle se dessine à l’horizon,pour en savoir plus sur cette grève qui a secoué la vie scolaire pendant deux ou trois semaines, actuconakry s’est approché d’un haut responsable du département concerné.
Mohamed Ansa Diawara tente de lever ici certaines équivoques ignorées du public.
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Nous sommes avec Monsieur ?
Mohamed Ansa DIAWARA 2ème porte-parole du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation.
La genèse de cette crise est un peu lointaine, elle date depuis l’année dernière 2017 en février. Elle a été déclenchée par le fait de la non admission de certains contractuels d’Etat au concours d’accès à la Fonction Publique organisé par le dit département.
Cette grève a été soutenue par les deux plateformes syndicales de l’éducation : le SLECG et le FSPE, via les centrales syndicales USTG et CNTG. Au cours de cette grève qui a fait des dégâts matériels et perte en vie humaine, un protocole d’accord a été obtenu entre les parties : le Gouvernement, les Syndicats et le Patronat.
Parmi ces points du protocole d’accord, on peut citer entre autres :
-Le recrutement d’office des contractuels d’Etat la Fonction publique.
-Le maintien de la valeur monétaire du point d’indice à 1030 et 977 au lieu de 751 et 698, situation survenue lors de la mise en œuvre de la nouvelle grille salariale.
-Dans la Résolution, les parties conscientes que les conséquences du maintien de la valeur monétaire des points d’indice à 1030 et à 977 entraineraient une augmentation supplémentaire de 40 % , dans le souci de maintenir la paix et la quiétude sociale et régler définitivement la question de la mise en œuvre de la nouvelle grille salariale, le Gouvernement a accepté le maintien de la valeur monétaire des points d’indice à savoir 1030 et 977 et pour ce faire, les parties ont convenu d’augmenter la valeur monétaire des points d’indice de 40 % selon l’échéancier suivant :
10 % en février 2018
10 %en octobre 2018
10 % en février 2019
10 %  en octobre 2019
-Ces négociations se sont déroulées dans une atmosphère de convivialité entre les parties. Et au jour d’aujourd’hui, les différents points sont en application par le Gouvernement, comme convenu dans le protocole d’accord.
Monsieur Aboubacar SOUMAH 2ème Secrétaire Général Adjoint du SLECG, ayant suivi les négociations de bout en bout, est nommé après par décret présidentiel comme Directeur Préfectoral de l’Education de Dinguiraye.
Contre toute attente, Aboubacar SOUMAH refuge de rejoindre son poste.
Pour éviter le vide, le Ministre le suspend et nomme un intérimaire. C’est ainsi que Soumah entre en rébellion et mobilise certains enseignants pour sa cause avec la signature d’une déclaration de grève. Le Ministre de l’Education alerté, l’invite avec son équipe dans cette clandestinité au département vendredi 10 novembre 2017 à17 h. Au cours de la rencontre, il a été expliqué à Soumah et compagnons, toutes les procédures d’une grève et le département a promis de poursuivre les négociations afin que les enseignants soient satisfaits sans aller en grève.
Ainsi Soumah a promis son tour informer sa base de l’annulation de la grève. Malheureusement, Soumah et compagnons ont maintenu leur mot d’ordre de grève avec le slogan de huit millions de salaire de base ; qui a entrainé certains enseignants. Cette grève a eu pour conséquences graves : 23 jours ouvrables au secondaires et 19 à l’élémentaire non travaillé , une fillette a perdu son œil, une autre fillette violée par son maitre, deux garçons ont perdu la vie et beaucoup de dégâts matériels.
Après toutes ces pertes énumérées ci-dessus ce jour, les chefs religieux ont pris la balle au rebond en invitant Soumah à l’apaisement. C’est ainsi que la grève en question a été suspendue.
Pour nous, Soumah reviendrait à sa maison mère SLECG, affiliée à la centrale USTG pour collégialement discuter des problèmes les concernant.
Mal le connaitre, Soumah fait fie à toute procédure normale, viole le siège du SLECG, s’accapare de la documentation et emploie des missions à l’intérieur du pays pour usurpation à la tète du SLECG. C’est pourquoi Soumah a été exclu non seulement du SLECG, mais aussi de l’USTG par les premières autorités reconnues en toute responsabilité.
Ce qui veut dire que Soumah ne peut plus ni déclarer une grève, ni organiser un congrès en Guinée. Les autorités administratives n’ont pour interlocuteurs que les premiers responsables du SLECG reconnus par les institutions jusqu’à l’organisation d’un congrès officiel.
Le mot de la fin de cet entretien ?
J’en appelle donc à la conscience et à la responsabilité des enseignants de ne pas suivre Soumah dans l’illégalité. Quiconque observerait ce mot d’ordre de grève sera simplement puni, car cette grève n’est reconnue par aucune institution nationale ou internationale. Le fameux congrès du SLECG (Soumah) tenu dans la clandestinité n’est pas aussi reconnu. Lorsque la grève est faite dans des conditions édictées par la loi, personne n’a intérêt à s’y opposer.
Nous interpellons par la même occasion, tout le Gouvernement à une synergie d’actions et en l’application stricte de nos lois en la matière.
Chers enseignants les enfants ont besoin de nous, et il ya déjà un retard sur le calendrier scolaire. Faisons en sorte que l’année scolaire 2017-2018 ne soit inutilement perturbée, l’avenir de nos enfants en dépend.
Vive l’Education Guinéenne !

Entretien réalisé par Sidimé Alpha Kabinet : Tel : 622 56 56 67

 

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