Le Fonds National pour l’insertion des Jeunes, a pour mission d’accompagner la mise en œuvre des stratégies nationales de promotion et d’insertion socioprofessionnelle et économique des jeunes. Il est particulièrement destiné à :
– Promouvoir l’esprit d’entreprise chez les jeunes ;
– Soutenir et fiancer les programmes et projets de formation qualifiante en faveur des jeunes ;
– Assister les jeunes dans la mise en œuvre d’activités productives, génératrices de revenus et créatrices d’emploi ;
– Financer les micros projets entreprises initiés par les jeunes ;
– Accompagner le suivi des projets financés après leur lancement afin de s’assurer de leur pérennité ;
-Apporter le soutien nécessaire aux structures institutionnelles pour la mise en œuvre correcte des actions et activités envisagées dans le cadre des programmes et projets d’insertion des jeunes ;
– Appuyer les collectivités territoriales dans la mise en oeuvre des programmes locaux d’insertion des jeunes ;
– Encourager, soutenir et financer les stages en entreprises ;
– Financer le renforcement des capacités des PME/PMI des jeunes ;
– Contribuer au paiement des indemnités forfaitaires des jeunes volontaires communautaires.
– La gestion et l’administration du FONIJ sont assurées par : Un conseil d’administration ;
– Une agence comptable.
Bonjour Monsieur Ousmane Touré ; Vous êtes le Directeur Général du Fonds National pour l’Insertion des Jeunes « FONIJ ». Pouvez-vous édifier nos lecteurs sur la mission assignée à vos services ?
Bonjour monsieur, merci de l’intérêt que vous portez à la Direction générale du Fonds National pour l’insertion des jeunes (FONIJ).
D’entrée, je dirai que le FONIJ est né de la volonté du gouvernement guinéen, de doter le pays d’une institution répondant à l’une des préoccupations majeures de nos gouvernants, qui est la promotion de l’emploi des jeunes.
Ceci dit, c’est est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.
Il est accessible à tous les jeunes âgés de 18 à 35 ans, diplômés ou non, scolarisés ou déscolarisés, ruraux ou urbains porteurs de micro-projets collectifs ou individuels.
Il a pour mission d’accompagner la mise en œuvre des stratégies nationales de promotion et d’insertion sociale, professionnelle et économique des jeunes.
Le Fonds National pour l’Insertion des Jeunes est peu ou mal connu de beaucoup de jeunes guinéens. Quels sont les domaines d’intervention de ce fonds ? Comment faites-vous pour la mobilisation des ressources mises à la disposition des jeunes ? Et quels sont les critères d’éligibilités à ces fonds ?
 Mal connu, OK ! Si vous le dites, mais je crois que nos actions sur le terrain nous ont classé récemment comme un des meilleurs EPA de la République, à l’occasion de la revue annuelle des EPA en Août 2017.
Revenant sur les domaines d’intervention, le FONIJ intervient dans la promotion de l’esprit d’entreprise chez les jeunes, dans le soutien et le financement des programmes et projets de formation qualifiante en faveur des jeunes, d’assister les jeunes dans la mise en œuvre d’activités productives, génératrices de revenus et créatrices  d’emplois, de financer les micros projets et entreprises initiées par les jeunes, d’accompagner le suivi des projets financés, après leur lancement,  afin de s’assurer de leur pérennité.
Au-delà de cela, nous encourageons, soutenons et finançons des stages en entreprises ;
Concernant la mobilisation des ressources, nous vivons principalement des subventions du budget national de développement (BND) et de quelques ressources obtenues dans des partenariats que nous avons avec certaines instituons qui appuient l’Etat dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes à travers l’entrepreneuriat. Chose qui d’ailleurs,  limite parfois nos interventions. Parce que comme vous le savez, l’entrepreneuriat demande la mise à disposition de ressources conséquentes.
Parlant des critères d’éligibilité, il est important de rappeler que le terme bénéficiaire désigne ici un jeune ou un groupement de jeunes menant une ou des activités génératrices de revenus au sein d’un micro-projet ou d’une micro entreprise. Le bénéficiaire qui soumet un projet doit donc :
–  être de nationalité guinéenne ;
–  appartenir au groupe cible ;
–   accepter de recevoir les formations exigées par le FONIJ ;
– élaborer son micro-projet sur un Plan d’Affaires ;
–  s’engager à fournir l’apport personnel exigé s’il y a lieu ;
–  accepter de se conformer aux conditions du prêt et de tenir la comptabilité exigée ;
–     désigner un représentant et un suppléant dûment mandaté.
Comment travaillez-vous avec les différentes représentations de jeunesses de notre pays ?
 Nous sommes une direction générale du ministère de la jeunesse. Ce ministère est représenté à l’intérieur du pays, par des directions régionales et préfectorales de la jeunesse, constituant pour nous, les répondants directs à nos activités. Il faut savoir que  nous travaillons dans un domaine où nous faisons appel également  à des partenaires qui,  dans les clauses de nos contrats,  nous ramènent  à l’utilisation de leurs structures locales. Mais en gros, nos représentants sont les IRJ et DPJ.
Tout de même, nous avons dans nos perspectives, la création d’antennes régionales.
Le projet démarrage lancé en août 2016, par le Président Alpha Condé,  compte vingt-cinq (25) entreprises bénéficiaires à travers le pays. Comment faites-vous  pour le suivi de ces entreprises sur le terrain ? Le projet bénéficiera-t-il  à d’autres entreprises ?
 Ce projet dénote de la volonté du chef de l’Etat de répondre à une des doléances des jeunes,  issues des Consultations nationales de la jeunesse Guinéenne. Il vous souviendra que parmi les doléances posées, les jeunes avaient demandé au Pr Alpha Condé de leur permettre de bénéficier d’un fonds pour le financement de leurs idées de projet. Ce qui fut fait en Août 2016 par l’accompagnement de 25 entreprises. Aujourd’hui nous sommes en mesure de vous dire que ce projet va bien,  et qu’il crée plus de 500 emplois directs. Il est suivi sur le terrain par  notre partenaire financier AFRILAND FIRST BANQUE,  et cela dans un esprit de bonne collaboration. Nous avons nos outils d’évaluations et de suivi et la banque en a aussi. Chacun à la limite de ses responsabilités, fait de l’autonomisation de ces jeunes, sa priorité.
Le projet bénéficie-t-il  à d’autres entreprises ? Je réponds oui parce que l’idée est de recouvrir les sommes investies, afin que d’autres en profitent ; certaines sont déjà dans la production et ont commencé à rembourser les montants selon les échéanciers définis dans les documents projets.
Vivre de son entreprise, vivre contre apprentissage ou encore apprentissage dual,  sont entre autres des projets et programmes en faveur des jeunes de guinée que vous avez initiés. Peut-on avoir une idée de l’impact de ces projets sur le quotidien des jeunes de 18 à 35 ans ? Combien de jeunes et de ménages ont été directement ou indirectement touchés par ces projets ?
 Tous ces projets,  comme vous le signifiez,  sont des projets de créations d’insertions sociaux  et économiques des jeunes. Ils s’intéressent en général aux  jeunes qui ont besoin soit d’une formation, soit d’un financement ou d’un coaching. Ainsi dans l’un ou l’autre, le tout concourt  à la création d’emplois par des entrepreneurs.
Pour vous montrer combien de fois ces projets ont impacté et continuent d’impacter des familles, voyons ensemble ces chiffres :
Quels sont les problèmes auxquels vous faites face dans le cadre de la mise en œuvre des actions du fonds national pour l’insertion des jeunes en Guinée ?
 A ce niveau, les difficultés sont d’ordres financiers et psychologiques. Il faut que le FONIJ, pour répondre à la majorité des exigences des jeunes, soit doté d’un budget conséquent. La population jeune qui frappe à nos portes tous les jours est très importante, mais avec le peu de ressources dont nous disposons, il est très difficile de les satisfaire toutes. Il faut donc un accompagnement de la part de l’Etat, avec un fonds plus important.
De l’autre côté, c’est le mental de nos jeunes : Il y’en a qui pensent que dès que l’argent sort des caisses de l’Etat, cela devient une propriété privée pour eux. Ils oublient que les fonds dont nous disposons, sont des fonds revolving mis en place par des banques. Nous appelons donc à plus de responsabilité et de professionnalisme dans la façon de faire des jeunes, pour savoir que les montants qu’ils reçoivent doivent être remboursés. En plus, nous avons des programmes complets de formation sur les techniques de montages de projets et même des sources de financement. Mais quand ils ne viennent pas vers l’information, ce sera difficile de gagner le pari de la réduction du chômage. Avec les Technologies de l’information, nous sommes présents sur Facebook et twitter avec @FONIJGUINEE et avons un sitewww.fonijgn.org ; il faut de temps en temps qu’ils fassent un tour pour s’informer. Notre raison d’être dépend de notre capacité d’atteindre nos objectifs.
Alors, des difficultés il y’en a mais ensemble, on peut les surmonter si nos jeunes comprennent l’esprit du chef de l’Etat qui a même dédié son mandat aux jeunes et aux femmes.
 
Je vous remercie

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  1. […] Le Fonds National pour l’insertion des Jeunes, a pour mission d’accompagner la mise en œuvre des stratégies nationales de promotion et d’insertion socioprofessionnelle et économique des jeunes. Il est particulièrement destiné à : – Promouvoir l’esprit d’entreprise chez les jeunes ; – Soutenir et fiancer les programmes et projets de formation qualifiante en faveur des […] Lire la suite … […]

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