A cause d’Aboubacar Soumah, membre dissident du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), mes enfants n’iront peut-être pas à l’école demain.
Parce que des partis d’opposition ont décrété une journée ville morte demain pour… je ne sais pas trop, contester les résultats provisoires des élections locales, mes enfants n’iront peut-être pas à l’école. Deux faits à la fois qui m’amènent à me poser des questions dont la plus évidente porte sur ce que veulent ces ‘’syndicalistes’’ et ces politiciens.
Les négociations entre le gouvernement et les centrales syndicales, l’USTG (dont relève le SLECG) la CNTG – dont relève la FSPE – ont été menées et acceptées par ces deux entités et qui portent sur une augmentation de 40%  liée à la valeur monétaire du point d’indice, étalée sur deux ans.
Les fonctionnaires le constateront cette fin du mois de février quand ils verront le début d’application avec 10% d’augmentation sur leur salaire. Cet accord, Aboubacar Soumah l’a accepté. Pourquoi diantre se rétracte-il aujourd’hui ? Tout simplement parce qu’il a voulu être DPE à Conakry et qu’il a été nommé ailleurs. C’est cela la triste réalité de la prise en otage de l’année scolaire. Cela tout le monde le sait. Mais pourquoi certains enseignements suivent Aboubacar Soumah ? Parce qu’il est beau ? Non il est plutôt laid avec un visage rébarbatif. Seulement voilà, on ne mobilise quelqu’un que sur la base de ses intérêts. Le gouvernement, en collaboration avec les centrales syndicales et le patronat, a signé un accord portant sur une augmentation graduelle. Aboubacar Soumah promet aux enseignants de leur faire avoir 8 millions maintenant. Naturellement les enseignements le suivront. Qui est fou ? Même si cette revendication est surréaliste, l’on se dit : suivons le pour avoir nos 8 millions maintenant. Diaboliquement génial, Aboubacar Soumah a su tirer sur la bonne corde. Mais ce que ces enseignants doivent savoir, c’est que ce triste sir ne défend que ses propres intérêts, c’est-à-dire l’amélioration de ses propres conditions de vie en tant que DPE à Conakry. Et à cause cet énergumène, mes enfants n’iront peut-être pas à l’école demain.
Ils n’iront peut-être pas également à l’école demain, parce que l’UFDG, un parti politique de l’opposition qui va à vau-l’eau a décidé de décréter une journée ville, aussi facilement que je bois un verre d’eau. La raison : protester contre les résultats provisoires issus des urnes alors même que la Cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée. Il faut donc créer la chienlit pour empêcher mes enfants d’aller à l’école. Il se dessine dès lors une entente concertée pour déstabiliser un pouvoir légal. Ce n’est ni plus ni moins qu’une action de subversion.
Mais ne vous en faites pas, Aboubacar Soumah et Cellou Dalein, mes enfants iront à l’école demain. Sous mon escorte.
Fodé Sylla

Tel de actuconakry. com : 224) 622 56 56 67

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