Cette saga judiciaire qui  opposait le préfet de Labé, El Hadj Safioulaye Bah à l’opérateur économique, El Hadj Mamadou Bhoye Garambé Diallo au tour d’une parcelle sise à Garambé, village d’origine du plaignant a pris fin.
Pour devoir de mémoire, c’était dans l’après-midi du mardi 26 décembre 2017 que le préfet se dit être saisi par la gendarmerie de la présence d’un groupe de personne avec un bouldozeur sur la parcelle qui serait attribuée à la gendarmerie de Labé. Sur les lieux, se trouvait l’opérateur économique, El Hadj Bhoye Garambé Diallo. Le préfet en partance pour un séminaire à Kindia aurait alerté le service préfectoral de l’habitat pour vérification sur les lieux. Quelque temps après, l’opérateur économique a été interpellé Mani militaire par l’escadron mobile de la gendarmerie No 8 de Labé pour interrogatoire. Il z passera quelques jours dans les locaux de ce service de sécurité. C’est après les plaidoiries de plusieurs personnes morales qu’El Hadj Mamadou Bhoye Grambé Diallo va être autorisé à regagner son domicile.
La réquisition a été signée par le secrétaire général chargé des collectivités de la préfecture de Labé, Lanciné Sangaré sur instruction du préfet El Hadj Safioulaye Bah, un acte contraire à la loi.
Après plusieurs fois de report, le procès du préfet de Labé pour abus d’autorité a donc démarré ce mercredi 28 mars 2018 au tribunal de première instance de Labé.
Un procès qui a connu tout son pesanteur particulier devant un public et voir même les autorités de la préfecture et de la région.
Les débats ont été très houleux et même des témoins de la partie civile ont été invités à comparaitre pour éclairer la lanterne du tribunal et de l’assistance. Le commandant de l’escadron mobile de la gendarmerie No 8 de Labé et son adjoint ont été invité à comparaitre mais chose qui n’a pas eu lieu pour des raisons nous apprend on d’hiérarchie. Les débats se sont poursuivis ce jeudi 29 du mois en cours avec la phase des plaidoiries et des réquisitions.
Après cette phase cruciale, le tribunal s’est retiré pour délibération à 17 heures GMT.
Dans son verdict final, le juge Thiam a qualifié de nul effet la réquisition signée du secrétaire général chargé des collectivitésdécentralisées de la préfecture de Labé et a retenu le préfet de Labé dans les liens de la culpabilité pour abus d’autorité. Elhadj Safioulaye Bah écope doncun an d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens. Il a été affligé aussi à au premier responsable de la préfecture de Labé, le paiement de 100 millions de francs guinéens à la partie civile pour réparation de dommages et intérêts.
Une sentence qui a réjoui les avocats de la partie civile qui au paravent avaient demandé le paiement de 800 millions de francs guinéens comme dommage et intérêts à leur client. Ils estiment que tout le droit a été dit dans cette affaire.
Quant à la défense, elle a aussitôt interjeté appel. Et c’est un préfet, El Hadj Safioulaye Bah complètement démoralisé qui a quitté le tribunal de première instance de Labé avec ses lieutenants.
Il faut dire que c’est une première à Labé qu’une autorité administrative de ce rang est assignée en justice et qu’elle  écope une peine d’emprisonnement. Comme pour dire que Labé donne le ton dans l’applicabilité de la loi.
Labé, Boubacar Timbo Diallo

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