Albert Camus a laissé entendre que tous les problèmes de l’homme viennent parce qu’il ne tient pas un language clair.
Dans le même sens, Adam Smith croit que tout ce qui valable pour un individu, peut l’être pour une société. Ainsi, pour nous résumer, tous les problèmes dans une société ont pour causes fondamentales les faits que les hommes qui y résident, n’ont pas de position claire ou ne tiennent guère un language clair.
On aimerait bien dire quelques mots sur la situation sociale et politico-économique de notre pays; notamment l’initiative présidentielle qui consiste aux rencontres avec les acteurs politiques pour résoudre par le dialogue les différends électoraux suite aux locales dernières.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, on aimerait dire combien des fois nous sommes contents comme tout guinéen épris de paix et de développement socio-économique de ces rencontres, notamment celle qui a vu les chaudes et fraternelles poignées de mains entre notre fameux professeur et son infatigable chef de file de l’opposition.
Elles prouvent encore qu’un pouvoir patriote et une opposition patriote n’auront jamais de problème à trouver ce qui est bon pour le peuple que chacun d’eux prétend se battre pour lui.
Au-delà de ces rencontres, on aimerait attirer l’attention de l’ensemble du peuple de Guinée de ne pas crier victoire de si tôt car ils ont commencé à revivre le nième accord politique. Peut-être, ça ne leur prendra guère plus de trois à six mois avant qu’un camp ne refuse à appliquer ses engagements et l’autre sera encore dans la rue; les Guinéens vont mourir encore et d’autres verront leurs biens partir en fumée. L’histoire de pays et de peuples nous enseigne qu’aucun pays n’aura la vraie paix dans le développement socio-économique en ne signant que des accords politiques à des intervalles de trois à six mois au détriment des respects aux lois et institutions de ce même pays. Celle récente de la Guinée a vu plus de quatre accords dont aucun n’a résolu définitivement le problème, ni aucun aussi n’a été appliqué entièrement. On se demande encore ce qu’ils veulent au juste.
D’ailleurs, l’honorable Damaro Camara a déjà averti ses amis acteurs que le problème était qu’il y a toujours un camp qui ne connaît rien que la rue à chaque fois qu’il n’est pas content; ainsi pour préserver la paix fragile, l’autre camp lui appelle au dialogue et ils signent précipitamment les accords politiques. Dès qu’ils commencent à les appliquer, ils sont aussitôt confrontés aux réalités du terrain. Au lieu de tirer des leçons utiles du passé, ils se retrouvent encore pour recylcler les mêmes accords bidons qui étaient censés accompagner les élections locales crédibles et transparentes dans la paix sociale. C’est vraiment étonnantes leurs actions juvéniles même si certains prétendent d’être des experts en droit public et d’autres auraient fait plus de quinze ans à symboliser les lois et les institutions par le passé. Tout guinéen aurait conclu que la Guinée était mieux quant à la paix et la quiétude sociale avant 2010 qu’après cette date.
Les vraies raisons sont simples: à chaque fois qu’on piétine les lois et les institutions du pays, on veut y instaurer sans doute la pagaille. Les lois et les institutions peuvent ou ne pas être du côté du parti au pouvoir, il est obligé de les obéir; elles peuvent ou ne pas être aussi du côté de l’opposition, elle doit les respecter. On ne dira pas la même chose quant aux accords politiques puisse qu’ils sont seulement caractérisés par les bonnes volontés et fois des parties et aucune n’a aucune contrainte juridique de les appliquer.
Les solutions dans ces différends électoraux auraient été plus faciles à trouver s’ils saisissaient certains magistrats à examiner les recours de l’opposition qui dit avoir les preuves que les élections avaient été truquées dans les localités en question. On entend certains juristes dire qu’on est dans une situation qui n’est plus dans l’ordre juridique même il est élémentaire de savoir que lorsque l’absence des textes juridiques est constatée, on en crée un. L’assemblée nationale en collaboration avec le Président de la république pouvaient trouver un dérogatoire juridique donnant des mandats aux magistrats pour réexaminer les recours de la partie détenant les preuves de ces fraudes électorales. Ils nous diront si les élections ont été bien truquées dans ces localités ou pas. S’il faut les annuler et organiser les élections partielles dans les respects des lois et institutions du pays. Mais, ils préfèrent prendre des raccourcis comme toujours, ils vont trouver des compromis en s’attribuant arbitrairement les conseillers communaux et les mairies dans ces localités qu’ils n’ont pas gagnées dans les urnes. Pire, le peuple de Guinée ne saura jamais qui a réellement gagné les élections dans ces localités et qui les a perdues. Dans ce cas, la mouvance présidentielle confuse sauvera la face en laissant passer ses éventuelles fraudes électorales impunies et l’opposition bête de notre infatigable chef de file de l’opposition pourrait défendre ses stupides stratégies des marches devant ses militants naïfs qu’elles donneraient les fruits.
On peut ainsi être sûr que cette mouvance n’organisera jamais les élections dans les bonnes conditions et cette opposition version de chef de file l’opposition n’acceptera jamais les résultats d’aucune élection; avant tout on ne sera pas puni pour nos fraudes et on s’attribuera les postes électifs après comme toujours peu importe les résultats des urnes. Quant aux morts et ceux qui ont perdu leurs propriétés, ils sont les dommages collatéraux comme diraient les Américains. D’ailleurs, un acteur disait que «Toute machine qui fonctionne, rejettera des déchets; c’est la loi élémentaire de la mécanique ». Tels sont le cimetière avec plus de quatre-vingt-dix cadavres de jeunes et les millions envolés futilement dans les bêtises politiques qui ne disent pas leurs noms. Sans oublier les haines des uns des Guinéens contre les autres qui ne font que se multiplier.
Quant aux victimes, on se demande comment rendraient-ils justice à toutes les familles endeuillée et celles qui ont perdu leurs biens dans les marches stupides et leurs répressions barbares si on ne connaît même pas qui sont-elles ces victimes, les coupables et les conditions dans lesquelles qu’ils sont morts ou ont perdu leurs propriétés. Un décret présidentiel aurait suffit à mettre en place un pool de juges et procureurs pour faire les lumières sur tous ces événements tragiques. On prend encore les raccourcis et ils ne nous parleront plus de ces morts jusqu’à la prochaine manifestation stupide. Pourtant, on disait détenir les preuves de qui sont armés et qui sont responsables de tous ces morts. Quelle sacrée Guinée!
Mes compatriotes, ce qui nous fait revenir à notre problème fondamental: les partis ethniques. On a vraiment été tous naïfs en mettant les gens au pouvoir à cause de leurs capacités à mélanger les Guinéens et a fait un groupe d’opposants à cause de leurs capacités à tromper une partie du peuple d’espérer l’unité des guinéens dans la paix et dans le socio-économique. Si nous croyons toujours que nous aurons la vraie paix dans le vrai développement socio-économique avec un pouvoir qui a utilisé plus de huit ans de ses dix ans à signer les accords en appliquant même pas cinq pourcent d’entre eux et une opposition ridicule qui a mis les gens dans la rue dans les huit mêmes années, alors nous continuons à rêver debout.
L’unité des Guinéens dans la paix sociale et dans le développement socio-économique est vraiment possible à condition qu’on se donne les mains et enterrons tous ces regroupements ethniques avec leurs leaders néfastes pour la paix été développement qui sont les mêmes. Si on se donne vraiment les mains, on peut remplir la prochaine Assemblée nationale partis qui n’ont aucune connotation ethnique; élire un parti de même genre à la présidence; et faire un autre de même genre le futur chef de file de l’opposition. Ainsi à chaque cinq ans, nous pourrons être capable de renouveler nos confiances aux partis élus uniquement à causes de la pertinence de son programme de société et punir ceux qui n’auraient pas tenu leurs engagements de promesses.
Quelle est l’ethnie en Guinée qui a le courant 24h sur 24 et 7 jours sur 7 jours? Quelles les enfants qui ont des emplois? Quels les guinéens qui arrivent à se souvenir ainsi que leurs familles à travers leurs salaires du mois? En répondant à ces questions, on s’aperçoit qu’on a les mêmes problèmes qu’on soit Malinke, Soussou, Peulh et Forestier. C’est pourquoi ils nous préoccupent des vrais sujets nous concernant en nous poussant à bomber les poitrines qu’on a un père au pouvoir; de l’autre côté, à semer le chaos dans les cités pour y avoir un oncle. On aiderait les Guinéens ensemble ou on les fatiguerait ensemble, ceux qui croient qu’il y a un troisième choix, veulent nous enterrer vivants.

Ibrahima Kandja Doukouré

Commentaires

1 commentaire

  1. […] Albert Camus a laissé entendre que tous les problèmes de l’homme viennent parce qu’il ne tient pas un language clair. Dans le même sens, Adam Smith croit que tout ce qui valable pour un individu, peut l’être pour une société. Ainsi, pour nous résumer, tous les problèmes dans une société ont pour causes fondamentales les […] Lire la suite … […]

LAISSER UN COMMENTAIRE