La prostitution gagne du terrain à Siguiri et de jour en jour des mineurs s’y lancent pour des raisons variées.

A Bembéta ,il est 16 heures. Des filles s’apprêtent  déjà. Elles mettent un petit décolleté qui laisse apparaître leurs seins, des mini jupes , des  chaussures très hautes, du rouge à lèvre. Vous ne vous trompez pas, c’est bien des  fille de nuit de Bambéta dans la préfecture de Siguiri. Elles se rendent au lieu de prédilection des jeunes mineurs en quête de meufs.

Et ,chez Mlle D , la soirée commence bien avec un premier client qui s’approche d’elle, l’aborde et s’en va avec elle. Une quinzaine de minute plus tard elle sort et dit qu’elle vient d’avoir 50 000 francs Guinéens. Agée à peine de  16 ans. Elle se retrouve déjà dans la rue. Selon elle, elle gagne 150 000 francs lorsque c’est dur et 300 000 francs dans le cas contraire. Cela signifie coucher avec beaucoup d’hommes en une nuit de « boulot ». Sa clientèle se situe dans l’intervalle de 45 ans en montant : « Les vieux aiment les jeunes filles », confie à Actuconakry.com Mlle D. Avant de préciser : « ce sont de bons payeurs

 »Une autre venant Conakry, nommée ici Mlle B. ? 17 ans est  une fille prostituée aussi, effectue son travail dans ce motel de Bambéta . Elle a une prédilection pour les orpailleurs. Mais elle déplore la tendance à la perversion sexuelle chez certains : « ils veulent toujours t’enculer, ces gens-là. » 

La plupart de ces adolescentes affirment faire la prostitution à cause des conditions difficile de la vie.

Ici à Bambeta chez notre boss,nous casquons un montant élevé pour le gérant du motel ,c’est ce qui fait que nous n’avons pas du temps pour ceux qui n’ont pas la manne. 

Le plus vieux métier du monde qui est en lui-même une calamité l’est encore plus lorsqu’il est ainsi pratiqué par des mineurs. 

A bembeta, c’est la loi de la prostitution qui règne chez le boss du coin connu de toutes les autorités préfectorales et bizarrement aucune mesure sanitaire n’est prise dans cette partie aurifère de guinée.