Beaucoup de gens avaient été certainement surpris par le résultat de l’élection présidentielle américaine de Novembre 2016. Certains l’ont même qualifiée de « nouvelles incertitudes pour le monde ». Tout récemment dans le New York Tirmes, le prix Nobel de l’économie de 2007, Paul Krugman a laissé entendre que les américains ont fait une erreur de choisir Mr. Trump et ajouta que peut-être, l’économie américaine connaîtra une croissance accélérée à court-terme mais que les conséquences négatives de son plan économique s’étendraient sur le long-terme pour les États-Unis et le monde.
La leçon qu’on peut tirer de cette élection est qu’en faisant intervenir de la race, la religion, la tribu ou l’ethnie, … dans les compétitions politiques, alors le peuple risque naïvement d’élire les incompétents, ceux qui n’ont aucun plan cohérent et réaliste ou ceux qui représentent des dangers imminents pour l’unité nationale et la paix dans le développement socio-économique. Ils appellent les côtés animaux des électeurs qui les aveuglent et les font oublier que sans l’unité et la paix, aucun développement socioéconomique n’est possible. Leurs haines dans ces genres de débats politiques leur pousseront sauvagement à s’en prendre les uns aux autres et parfois même, ils détruiront tous les acquis réalisés dans le passé.
Cependant, la bonne nouvelle pour les américains, est que leur souffrance après cette élection ne durera pas au-delà de quatre ans parce que les mensonges d’un politicien ou ses idées divisonistes ne durent pas longtemps chez eux. Après un mandat, Mr. Donald Trump ferait mieux de présenter à ses compatriotes autres choses, cette fois-ci, basées uniquement sur le vrai résultat. Dans le pire des cas, il peut être destitué par le Congrès parce que personne n’est au-dessus de l’intérêt général chez eux.
Au contraire, nous n’avons guère cette chance de sanctionner ceux qui usurpent le pouvoir chez nous par les jeux ethniques après un mandat pour la simple raison qu’ils votent à nos places en prétendant que nous avons vraiment choisi. Ils peuvent même jouer avec les lois en pretendant aussi que c’est la volonté populaire. Nous n’avons point non plus des institutions fortes capables de punir ou arrêter les genres de ces politiciens parce que leurs prétendues autonomies ne se manifestent que dans la Constitution. Président Conté a eu raison de le souligner: « C’est moi le chef et tous les autres sont mes subordonnés ». Entendez-vous bien que le « tous » englobe « tous ».
Après une révolution de vingt-six ans à la Sékou Touré et vingt-quatre ans de la prétendue démocratie à la Général Conté, les guinéens ont choisi deux de ses grands comédiens, appelés politiciens depuis 2010. Du moins, l’un s’était emparé de la présidence et l’autre, se fait appeler le chef de file de l’opposition. Ceux deux hommes sont les frères d’un même père, ayant de mères différentes; ils représentent le même danger pour la paix et le développement de la Guinée. La seule différence entre eux, est que l’un est le grand-frère. Leur père est l’ethnocentrisme et leurs mères sont les manières propres à chacun pour piétiner les guinéens.
Ne nous voilons pas les faces, le RPG arc-en-ciel n’est point la solution mais l’UFDG est le problème. Le fameux professeur n’est pas le chef qu’il faut à la Guinée mais elle a eu la même malchance d’avoir député Diallo comme son chef de l’opposition. Si l’un a mélangé les ethnies (regrouper trois régions contre une) pour avoir le pouvoir et penser y rester, l’autre ne fait qu’utiliser la « une », pour semer la pagaille et le chaos en Guinée pour ses intérêts personnels en prétendant défendre des causes qui ne sont comprises que par lui et son staff. Si c’est vrai que le développement socioéconomique dans notre pays ne tomberait point du ciel; si c’est vrai que sans notre unité dans nos diversités et la paix, aucun plan ne donnerait de fruits; si c’est vrai que nous devons cesser de nous détester et devons travailler ensemble pour bâtir un pays uni et prospère; alors ne nous mentons pas car cela risque ne point voir le jour avec les tragi-comédiens que nous avons aujourd’hui.
Qui a compris quelque chose dans la tragi-comédie politique depuis 2010? Combien de jeunes ont été massacrés? Combien de boutiques ont été vandalisées? Quel est le taux de haine entre guinéens aujourd’hui ? Qui a gagné quelque chose dans ces bêtises et sauvageries politiques? Les réponses sont très simples et mieux, chacun de nous les connaît dans son fort intérieur.

Ibrahima Kandja Doukouré