L e président de la Cour constitutionnelle (sur la photo derrière Alpha Condé) resiste contre vents et marrées à sa destitution prononcée le 5 mars 2018 par 8 membres de sa Cour. Malgré le soutien non officiel du palais présidentiel à ces frondeurs, le juge n’a pas été contraint d’ôter sa robe pour descendre les marches de la Cour constitutionnelle au nom de laquelle son désormais appel courageux au Chef de l’Etat à se « garder de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes », revêt une valeur historique pour la justice guinéenne qui vogue de crise en crise. La dernière? Après la grève des agents de la garde pénitentiaire, celle qui fait rage dans le club des greffiers et qui pourrait être déclenchée sur toute l’étendue de territoire national à partir du 8 juin prochain, porte sur «l’application totale avec effet rétroactif du Statut particulier des greffiers en chef, des greffiers et des secrétaires des greffes». Cette nouvelle crise montre à la face du monde que les représentants du régime Alpha Condé ne tiennent pas toujours parole.

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