A son investiture à la primature, Kassory Fofana a annoncé qu’il fera de la lutte contre la corruption une priorité. Deux semaines plus tard, il passe enfin à l’action en  recyclant un dossier dormant dans les tiroirs de l’équipe sortante. Ce  coup de filet dans son propre camp est un bon signal de rupture pour la mouvance à l’endroit du peuple. C’est la meilleure façon de prouver que l’état est là. Montrer aussi, qu’être militant n’est pas synonyme de tout se permettre.
Mieux vaut tard que jamais !
Chose promise, chose due !  Alpha Condé avait promis, on s’en souvient, lors de la campagne de 2010, d’assainir la gestion des finances publiques. Il semble la tenir, grâce à son tout nouveau premier ministre, Kassory Fofana.
Désormais, mêmes des hauts cadresde l’état, issus de son propre camp peuvent être révoquér et mis à la disposition de la justice. Premières victimes déjà, le sulfureuxdirecteur général de l’OGP, Paul Moussa Diawarra et  le directeur général de l’OGC, Sékou Camara. Les deux sont soupçonnés d’être à l’origine d’une malversation s’élevant à 50 milliards de franc guinéen…
Inquiets, les militants de premières heures du RPG s’interrogent. Les arrivistes vont-ils finir par nous écartés ?  Loin de là. Ce combat dépasse de loin les frontières d’une formation politique. Les deniers publics appartiennent à tous les guinéens. Il est temps  alors de mettre fin au sentiment d’impunité.
Go Donkass !
En guinée, la lutte contre la corruption est une demande sociale. Ce fut l’une des causes, d’ailleurs,  de la grève générale de janvier 2007…  Alors, tout gouvernement qui en fait son cheval de bataille aura le soutien populaire, à condition qu’il continue jusqu’au bout.
Le premier ministre kassory doit comprendre que la corruption n’est pas une fatalité. Les moyens de lutte existent, il suffit de les mettre en pratique. Avec une politique claire et franche pour démonter tout le système.   Alors, la majorité silencieuse lui dit : Go Donkass ! Legrand coup de balai n’est pas près de s’arrêter et il s’étendra à tous les secteurs.
Par Amadou Tidiane Barry, activiste de la société Civile, Tel : 628-827-410                       E-mail : barrytidiane2012@gmail.com