L’école guinéenne ne finit pas de subir des déboires. Après les grèves successives qui l’ont secoué l’année scolaire durant, voilà qu’elle se retrouve confrontée à un autre problème pas des moindres. En effet les examens nationaux qui doivent couronner l’année scolaire sont annoncés. Ils doivent se tenir du 20 au 30 juin 2018.
De mémoire d’homme jamais un tel calendrier n’a été élaboré pour les examens nationaux. Il y a un enchevêtrement des différents examens, pas de repos pour les candidats et pour les examinateurs. On se demande si c’est un sabotage ou une incompétence des cadres qui ont conçu un tel calendrier. On s’évertue à dire que c’est le chef de l’Etat qui a donné des instructions par rapport à cela. Mais en tant que technicien, ne serait-il pas bon de faire comprendre au chef que cela n’est pas possible.
 Aujourd’hui, toutes les préfectures sont devant des problèmes de gestion de ces examens. Il ya des centres qui doivent abriter les trois examens, cet enchevêtrement sera difficile à gérer. Il faut aménager les centres après chaque examen pour les adapter au nombre de candidats et à la numérotation des tables pour les PV. La préparation des examens nationaux ne doit pas souffrir d’insuffisance car, il ya un périodique pour la conception et l’élaboration de ce budget.
 A ce jour les feuilles d’examen et les produits pharmaceutiques sont disponibles. Mais aucun cahier devant servir de brouillon n’est à ce jour disponible sur l’ensemble du territoire national. par endroit certains responsables vont jusqu’à demander aux  parents d’élèves de doter leurs enfants en cahiers de brouillon. Imaginez l’entrée en 7ème commence mercredi 20 pour finir vendredi 22 juin 2018, le brevet débute le samedi 23 et finit le mardi 26 juin 2018 et le bac unique mercredi 27 au samedi 30 juin 2018.
Avec un tel calendrier les évaluations finales se tiendront effectivement mais, il y aura assez de ratés dans son déroulement. Quand on sait que depuis un certain temps, on a institué la simultanéité dans les travaux de correction et d’examinassions. Ce principe pourra-t-il être respecté cette fois-ci ? Attendons de voir, les jours qui suivent nous édifieront.
Le clanisme qui existe au sein de ce département est en train de nuire au système éducatif. Il est donc temps de prendre des mesures rigoureuses pour débarrasser le système de ces clans nuisibles à l’école guinéenne. On a l’habitude d’accuser les gens à tort dès qu’il y a un dysfonctionnement, c’est pourquoi aujourd’hui on veut imputer cela au chef de l’Etat. Mais en tant que technicien ayant conçu et élaborer un budget, sa mise en œuvre ne doit souffrir d’imperfections. On tarde à mettre la note technique qui autorise les dépenses à la disposition de l’ayant droit. Que se passe-t-il réellement ?
On y reviendra !

Ansoumane KABA ,Enseignant PCL / Tel : 657 36 36 26