Le pouvoir serait-il une drogue forte au point d’affoler ceux qui la perdent ? Tout porte à croire à cela car, depuis le départ d’Abdoulaye Bah de la mairie à la tête de la délégation spéciale, il semble avoir perdu la raison. On se souviendra avant même que le dépouillement ne soit terminé à la commission de centralisation des votes, il s’est autoproclamé vainqueur. Il a mis en branle sa communauté pour venir envahir la mairie, et aurait même forcé le barrage pour entrer dans le bureau. Il aura fallu l’efficacité des forces de l’ordre et la sagesse des responsables locaux pour éviter le pire. La provocation avait atteint un tel niveau que le retour des motards si l’itinéraire n’avait pas été changé, aurait provoqué un accrochage extrêmement violent.
Abdoulaye Bah est réellement malade, pour lui Kindia l’appartient et personne d’autre ne doit être à la tête de la commune que lui. Il oublie qu’il est connu des kaniakas pour avoir fait ses études dans cette ville. Un aventurier rapatrié pour violences conjugales de l’Europe qui militait avant dans la NGR, sa lettre de démission en fait foi. Pour des raisons communautaires connues de tous, il est choisi comme président de la délégation spéciale au détriment d’autres cadres de ce parti qui ont fait leur preuve. Arrivé à ce niveau de commandement, il a excellé dans les déclarations fallacieuses et mensongères au détriment de l’ancienne équipe dirigeante de la commune.
On sent que son traumatisme crânien a dérangé sons sens de raisonnement, c’est pourquoi aujourd’hui il s’évertue à faire des tracts à l’intention des commerçants. Abdoulaye Bah ose dire que sans lui, il n ya pas de commune à Kindia et, il intime aux commerçants de refuser de payer l’impôt au cas où il ne venait pas à être à la tête de la mairie. Quelle audace, quelle folie que de telle déclaration de la part d’un individu aussi incertain que lui. On attend de voir cela s’il croit que Kindia est sa propriété privée, on lui fera savoir que cette ville a une histoire et un passé vertueux. Les autochtones de cette ville ont consenti assez de sacrifices  pour la prospérité de cette cité. Donc ce n’est pas un malade mental qui viendra troubler la quiétude de la cité de Manga Kindy.
On attend de voir que ces commerçants obtempèrent à une déclaration aussi irresponsable d’Abdoulaye Bah. On saura s’ils sont installés à Kindia pour faire leur commerce ou s’ils sont là par la volonté de cet énergumène. Le cosmopolitisme de la ville de Kindia est le témoignage de la grande hospitalité des Kaniakas. Mais ceux qui disent que Kindia est Labé 2 baillent à la corneille. Ce sont les populations de Kindia qui leur ont permis d’acquérir la fortune qu’ils ont. Et cette même population peut jeter le discrédit et l’anathème sur leur commerce, ils comprendront qu’ils ne sont pas indispensables à leur vie. C’est même honteux de voir des gens se plaire à fermer leurs boutiques dans l’esprit d’affamer la population. Avant un tel esprit n’existait pas dans cette cité mais par les agissements des hommes de peu de foi, la discorde a été semé entre les habitants avec un repli identitaire.
C’est Dieu seul qui donne le pouvoir, ce n’est ni la force d’un homme, ni la densité d’une communauté, ni le pouvoir économique d’une entité qui peut octroyer le pouvoir. Le pouvoir a toujours été un don divin mais, quand les hommes ont la cécité mentale et l’étroitesse d’esprit comme Abdoulaye Bah, ils pensent pouvoir arracher par la force ce que Dieu lui-même n’a pas accepté. Alors il faut que les gens comprennent qu’Abdoulaye Bah est un véritable danger pour Kindia. Sa mégalomanie et sa boulimie du pouvoir  risquent de devenir la cause de sa perte. Qu’il se ressaisisse, ce n’est pas ainsi qu’il gagnera le pouvoir. Et qu’il sache aussi qu’il n’a jamais été dans le cœur de la majorité des citoyens de cette ville. Ce ne sont pas ceux qui ont massivement quitté la Sierra Léone pour venir voter qui font la population de Kindia. Les vertus morales de Kindia sont inaltérables et ce n’est pas un égocentrique qui réussira à souiller cela.
S’il continue à agir ainsi, on ne tardera pas à lui dire que Kindia est Kindia, s’il ne le sait pas qu’il apprenne à le savoir