Il semble que les caisses de l’Etat sont vides et pour les renflouer, la charge revient à l’une des populations les plus pauvres de la planète. Personne n’a besoin de souligner qu’on est entrain de lui demander de payer par son sang.

  1. a) Pourtant il semble aussi que notre fameux professeur aurait enseigné les finances publiques et il a un budget de plus d’un milliard par jour. Il l’utilise pour voyager à travers le monde et le distribue à qui, il veut.
  2. b) Il donne aussi un budget de 5 milliards sans raison à son chef de file de l’opposition qui le distribue à ses amis. Sans oublier qu’il est déjà un député et a plus de 30 autres députés.
  3. c) Au lieu de concentrer les départements afin de réduire les dépenses d’Etat, il les subdivise en micro-départements. Dans une telle situation, il devait y avoir le ministère de l’élevage, de l’agriculture et de la pêche; le ministère de la jeunesse, du sport et de la culture; le ministère de l’éducation, de la formation professionnelle, et de l’enseignement universitaire; le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale; le ministère de transports et de travaux publics; ….
  4. d) Ils nourrissent futilement quasiment tous ses anciens ministres sous les noms de ministres conseillers à la présidence qui, on se demande ce qu’ils y foutent réellement;
  1. c) La corruption impunie et les non-récupérations de ressources volées sont généralisées dans tous les secteurs de l’administration;
  1. d) Les syndicalistes ont oublié que lorsqu’on demande une augmentation à la guinéenne des salaires à un gouvernement guinéen, il recourt aux lois de finances guinéennes.

Et si le sacrifice commençait depuis au sommet? Il aurait été ainsi plus facile de demander la même chose à l’une des populations les plus pauvres du monde.

On assiste à des scénarios pareils quand on transforme les compétitions politiques en soutiens parentaux. Si on ne choisit pas ceux qui sont compétents pour gérer les affaires publiques mais les amateurs, si on remplit la présidence, l’Assemblée nationale et l’administration par les parents, alors ne nous décourageons pas  car «l’âge d’or n’est pas pour demain », comme disait l’autre.

Le développement socio-économique n’est jamais tombé du ciel dans aucune partie du monde et on ne pense point qu’il fera l’exception en Guinée.