La large victoire du président sortant au 1er tour de la présidentielle de 2018 est tout sauf un succès. Elle est en un mot l’expression la plus achevée de l’échec du Takokelen (victoire dès le 1er tour) promis par ses soutiens depuis plusieurs semaines.

Le désaveu est tel qu’IBK, le 1er président sortant de notre histoire démocratique, est obligé de passer par une seconde manche pour assurer sa réélection. Pour celui qui avait obtenu 77 % des voix en 2013, même en cas d’une victoire le 12 août 2018, il restera l’impression que ses concitoyens ont été déçus de ses cinq premières années et ne croient pas qu’il ferait mieux en cas de renouvellement de son mandat.

D’ailleurs, contrairement à 2013, il a fallu de l’argent pour les attirer dans les bureaux de vote et assurer ainsi un taux de participation faible. C’est, in fine, une victoire à la Pyrrhus pour IBK, car Alpha Oumar Konaré, en 1997, et Amadou Toumani Touré, en 2007, avaient obtenu un second mandat dès le 1er tour, et dans les règles de l’art.

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