Le 04 février dernier, les citoyens guinéens se sont massivement présentés devant les bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national pour élire démocratiquement leurs représentants à la base après plus de 10 ans car la dernière élection locale date de 2005. Après avoir fini de s’acquitter de leur devoir civique, ils sont restés mobiliser pour surveiller de près le processus de dépouillement et de centralisation de leurs voix afin que tout se passe dans les règles de l’art; c’est à dire conformément aux lois de la République mais malgré cette détermination et cette vigilance exceptionelle, les magistrats censés dire le droit et rien que le droit ont sciemment falsifié les résultats en violation flagrante des dispositions de la loi électorale au profit du rpg arc-en-ciel qui a été sévèrement sanctionné par les électeurs.
Vu cette falsification avérée, les citoyens dans certaines localités ont manifesté pacifiquement et massivement pour montrer leur mécontentement contre l’attitude desinvolte de ces magistrats.Mais malheureusement ces manifestations comme toujours d’ailleurs ont été réprimées dans le sang par les forces de l’ordre faisant 4 morts par balle, plusieurs blessés, des maisons détruites et une soixantaine de personnes arrêtées dont 6 mineurs qui ont passé plus d’un mois à la prison civile de Faranah dans des conditions inhumaines. Tout cela sous l’oeil passif de ces jeunes qui se disent défenseurs de nos lois.
La victime (opposition) étant toujours déterminée pour le triomphe du droit qui consiste à rétablir le vote des citoyens guinéens avait réussit non seulement à reunir les preuves matérielles irréfutables qui prouvent l’évidence de la falsification du vote par ces magistrats vereux mais aussi et surtout saisit les autorités compétentes afin que la vérité des urnes soit rétablie. Ironie du sort, ces autorités n’ont pas daigné œuvrer dans le sens de la manifestation de la vérité.
Étant sûr de ces revendications, la victime (l’opposition) a réussi à mettre directement la pression sur le voleur (l’exécutif) jusqu’à ce qu’une partie de ce qui avait été volé soit restituée.D’où les 24 quartiers, les 6 communes rurales et la commune urbaine de Kindia. C’est comme quand quelqu’un te vole (délit) des biens matériels et que tu arrives à rattraper le voleur et lui remettre à un juge censé dire le droit et que ce dernier (juge) refuse de trancher pour des raisons autre que celles du droit. Après la victime décide lui même d’arrêter le voleur et récupérer certains de ces biens matériels tout en laissant tomber le reste malgré lui.
Si aujourd’hui des jeunes qui se croient être l’alternance dans ce pays trouvent qu’une loi loi a été violée par la victime (l’opposition) juste parce qu’elle a réussi à récupérer une partie de ce qui lui avait été volé dans les mains du voleur (l’exécutif) et bien, il faut se poser un certains nombre de questions sur le vrai combat que mènent ces jeunes pour que la Guinée soit vraiment un véritable état de droit basé sur le respect strict de nos lois. Ces jeunes étaient où lorsque les magistrats ont délibérément falsifié le vote des citoyens guinéens et qu’avez vous fait pour défendre ces citoyens afin que leur vote soit restitué?
Les 4 personnes qui ont été tuées pour avoir revendiquer la restitution de leur voix ne méritaient- ils pas les expressions que vous utilisez aujourd’hui contre la victime (l’opposition)?
La soixantaine de personnes emprisonnées y compris les mineurs ne méritaient-ils pas votre soutien étant donné que vous vous appelez fervent défenseurs de nos lois ?
Vouloir s’acharner contre la victime qui a réussi à obtenir une partie de ce qu’on lui avait volé n’est il pas une façon pour vous de cautionner l’arbitraire dans ce pays que vous prétendez défendre ?
Je pense que vous devez aller loin dans vos réflexions pour rétablir les choses dans leur contexte et chercher surtout la vraie cause des problèmes car dans notre pays aujourd’hui, c’est le non respect de nos lois par l’exécutif (pouvoir politique) qui est la principale cause de tous nos problèmes et pour résoudre ces problèmes, il faut absolument s’attaquer à ce pouvoir pour qu’il accepte de se soumettre à l’autorité de la loi.

Amadou Tidiane Diallo

La victime (l’opposition) fait son mieux pour que les choses changent conformément à nos lois malgré la proportion de la persécution dont elle continue à subir, de grâce, si vous ne pouvez pas accompagner la victime pour que ces droits soient respectés dans ce pays, ayez la responsabilité d’être au moins cohérent avec votre conscience.
Par Amadou Tidiane Diallo