ACTUCONAKRY.COM / Pour finaliser l’opération de recensement et d’identification biométrique additionnel des pensionnés, contractuels temporaires et fonctionnaires en attente d’enrôlement, le secrétaire général du ministère de la fonction publique a ténu une réunion dans ses locaux ce vendredi.  C’était en présence des inspecteurs régionaux de l’administration publique, les chefs des divisions de ressources humaines des départements ministériels, gouvernorats et préfectures, la direction générale de la caisse nationale des agents de l’État, les représentants des ministères de l’économie, du budget et le conseiller spécial du chef de l’État en études supérieures.

L’objectif est dans un premier temps de présenter les résultats provisoires du recensement biométrique additionnel et par la suite éliminer les fictifs et doublons comme le souligne Mr Falikou ,  le secrétaire général du ministère de la fonction publique << l’objectif global de ce recensement et d’identification biométriques est tout simplement d’éliminer du fichier les fictifs et les doublons >> et d’ajouter << vous savez qu’avant la biométrie, il y avait des gens qui étaient payés en tant que fonctionnaires et payés comme des retraités. Il s’agit de détecter toutes ces anomalies et les extirper du fichier de la gestion administrative et mettre en place un système automatisé de contrôle d’identité des fonctionnaires à leur poste de travail afin d’avoir un fichier unique de gestion administrative et salarial >>.

L’effectif total qui doit bénéficier de ce recensement biométrique additionnel est de 91095 dont 56074 pensionnés civils, 10694 contractuels temporaires et 24327 fonctionnaires. Sur ce, 55802 se sont recensés dont 34444 pensionnés civils, 3306 contractuels temporaires et 18052 fonctionnaires.

35295 personnes manquent à l’appel d’où l’inquiétude des autorités.

Dr Bano Barry, conseiller spécial du président en études supérieures a après avoir rappelé l’importance des ressources humaines dans l’administration publique fustigé leur manque d’implication, d’engagement dans le recensement biométrique des fonctionnaires <<vous n’êtes pas conscients de votre importance. Vous n’assumez pas totalement ce que l’on attend d’une administration publique, des gestionnaires de ressources humaines. Par ce que si on passe tout ce temps à faire des contrôles, on revient pour faire les mêmes contrôles, on repasse pour contrôler, c’est par ce que vous n’avez pas faits le boulot >>.

Dans l’administration guinéenne, le gros de l’effectif se trouve au niveau de l’éducation où 3 à 6000 postes ne sont pas pourvus dans le système.

<< après recensement, on a une proportion significative d’enseignants qu’on a pas retrouvés. Nous ne disons pas que nous ne savons pas où ils sont. Ce que nous savons avec certitude, ils n’enseignent pas au primaire, au collège, au lycée. Ils ne sont pas dans l’administration scolaire >> a déclaré Dr Bano avant de poursuivre << une opération de contrôle est mise en place pour essayer de les retrouver pour savoir si c’est une erreur de ceux qui ont collectés l’information ou si ils ne sont pas là bas. Ce ne sont pas des fictifs mais ils ne sont pas là où ils sont censés être >>.

La première phase du recensement biométrique déclenché en 2014 a permis à l’État d’économiser 30 milliards GNF en éliminant plus de 10000 fonctionnaires non identifiés.

Pour Djoumé Camara, l’inspecteur général de l’administration publique, à partir du mois d’octobre prochain les salaires des fonctionnaires et pensionnés non recensés seront purement et simplement bloqués.

Sadjo Bah pour Actuconakry.com