Pourtant officielle l’ouverture des classes prévue le 3 Octobre 2018,Le Secrétaire général du SLECG nommé Aboubacar Soumah monte au créneau et averti les enseignants et parents d’élèves et élèves de la prolongation des vacances scolaires jusqu’à la satisfaction de leur revendication portant sur les huit millions de francs guinéens comme salaire de base des enseignants.

Cette sortie du général Soumah fait suite à la dernière conférence mediatique de l’actuel premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana qui avait estimé que «Ce n’est pas de l’arrogance de dire que ce n’est pas négociable, car la Guinée n’a pas ce moyen. Ça ne nous apparaît pas sérieux devant les partenaires »

Poursuivant devant la presse,Aboubacar Soumah déclare que  ‘’Considérant la déclaration du Premier ministre, Monsieur Kassory Fofana, considérant également les dispositions que le gouvernement est en train de prendre à travers la mise en place d’une structure syndicale uniquement installée pour défendre les intérêts du gouvernement et non des travailleurs, l’ensemble des structures à la base à travers le bureau exécutif national du SLECG, nous décidons qu’il n’y aura pas d’ouverture des classes en République de Guinée tant que les huit millions ne sont pas négociés et obtenus à la satisfaction de la revendication de l’ensemble des enseignant de la République de Guinée.

Par ailleurs, Il lance un appel à tous les parents d’élèves et à tous les élèves de bien vouloir comprendre leur position qui va dans le sens de la qualification du système éducatif guinéen. Les parents nous ont demandé de bien vouloir accepter que les examens nationaux se tiennent, nous avons accepté leur demande. Vous savez dans quelles conditions ces examens se sont déroulés. Mais aujourd’hui, le gouvernement se trouve incapable de satisfaire à nos revendications. Or, les enseignants guinéens estiment aujourd’hui que nous ne saurions plus continuer à vivre dans cette pauvreté que nous avons supportée depuis la proclamation de l’indépendance guinéenne. Donc aujourd’hui, étant entendu, prouvé que les richesses sont créées çà et là à travers les recettes des différentes régies financières, à travers la création de beaucoup de sociétés minières, nous avons estimé que nous devons mettre fin à cette pauvreté que nous avons toujours vécue’’ a conclu le secrétaire général du SLECG Aboubacar Soumah.