Président Sekou Toure a dit: “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage”.

Ce choix a été clair et en tant que Guinéens, nous devons le comprendre. A l’époque, les deux choix n’étaient que “la liberté dans la pauvreté” et “la richesse dans l’esclavage”; et tout homme digne aurait souhaité le premier. C’est pourquoi ils avaient été accompagnés massivement par les Guinéens dans la réalisation de ce choix patriotique et courageux le 28 Septembre 1958.

A supposer que les deux choix que la Guinée faisait face étaient: “la liberté dans la pauvreté”; et la liberté dans la richesse”, naturellement ils auraient choisi la deuxième possibilité.

En révisant ce qui s’était passé par la suite dans certains pays du continent qui étaient en face de ces mêmes choix, ce que certains d’entre eux ont subi et continuent de subir actuellement, alors l’histoire a donné raison aux pères de l’indépendance Guinéens sur un point: il ne fallait jamais faire confiance à la France impérialiste. Ceux qui ont remplacé l’esclavage par la colonisation et ont voulu mettre la communauté à la place de cette dernière, n’avaient qu’un seul objectif, exploiter au mieux les peuples et les ressources de tout un continent. Même si les barbaries de leurs systèmes avaient quitté d’un degré supérieur à celui inférieur.

Après l’acquisition de l’indépendance politique, il faut comprendre que la dignité ou la liberté dans la pauvreté perd de plus en plus de valeur quand la pauvreté devient extrême. Même si on est est d’accord avec eux (les pères d’indépendance) à cette époque (1958). Ils savaient eux-mêmes qu’à long terme, il leur fallait faire quelque chose de concret pour aider les populations à se prendre en charge (l’indépendance économique doit accompagner celle politique)

Maintenant, l’autre aspect de la situation actuelle du pays est que les 90% de jeunes Guinées finissent leurs études aujourd’hui et s’associent plus d’un, deux ou même de trois ans sans avoir leurs premiers emplois et on peut même dire sans les moindres stages pendant tous ces temps, ils pensent ainsi que le bonheur se trouve de l’autre côté de l’océan. Ils y partent pas pour vivre dans les camps mais pour chercher le bonheur qu’ils ne trouvent guère sur place parce que leurs ressources naturelles sont dans les mains d’un petit groupe (les dirigeants corrompus, les opposants hypocrites et certains de leurs compatriotes désorientés).

Arrivés là bas et ils doivent naturellement vivre, ça peut être source de chercher par tous les moyens pour survivre surtout si nos principes ne sont pas trop ancrés. On se trouve ainsi dans un cercle vicieux qu’on peut le tourner toute la journée et arriver au même point de départ. De toutes les façons, il faut se retourner dans l’histoire pour savoir que l’indépendance dans la pauvreté perd de plus en plus de valeur au fur d’années car quand la pauvreté devient extrême, on perd les deux (la richesse et la liberté ou la dignité) malheureusement.

Les pères d’indépendance ont nous fait maîtres de notre destin et le reste nous revient. Nous avons juste besoin de nous unir et concentrer nos forces et compétences éparpillées pour revaloriser et gérer rigoureusement toutes nos ressources et vivre dans la paix et dans le développement socio-économique. Chaque Guinéen et Guinéenne doit prendre conscience que ce qui nous lie (la Guinée) dépasse de loin de ce qui peut nous diviser (les intérêts personnels et égoïstes de politiciens par métier et par hasard qui n’entendent par la politique que diviser un peuple et vivre ainsi de leurs sangs et biens).

On finit par notre phrase préférée: “On aidera tous les Guinéens ou on fatiguera tous les Guinéens; ceux qui pensent qu’il y aurait un un troisième choix, n’ont malheureusement rien appris de l’histoire de peuples et nations”.

Ibrahima Kandja Doukouré