S’IL EST VRAI QU’ON A VOULU L’ASSASSINER, C’EST À CONDAMNER AVEC LA DERNIÈRE ÉNERGIE. IL DOIT PORTER PLAINTE

« S’il est vrai qu’on a voulu l’assassiner, c’est à condamner avec la dernière énergie. On ne peut pas et on ne doit pas en arriver là », estime Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, le RPG Arc-en-ciel. « Le seul problème, c’est que monsieur Cellou Dalein nous a habitués à ces faits. Il doit porter plainte. Je crois qu’on devrait procéder à cela avant d’accuser qui que ce soit », tempère-t-il.

Très remontée, l’opposition a appelé ses militants à poursuivre les manifestations et à observer une journée « ville morte » lundi 29 octobre. Le chef de fille de l’opposition affirme que « le gouvernement viole les lois » et souligne que « la Constitution sur laquelle Alpha Condé a prêté serment donne la liberté aux citoyens d’organiser des manifestations pacifiques. Nous ne sommes pas en état de guerre. Le gouvernement n’a pas le droit de confisquer cette liberté. On ne peut pas se soumettre à une décision illégale. »

Pour Amadou Damaro Camara, la stratégie de l’opposition est « d’empêcher Alpha Condé de gouverner ». « À chaque fois il y a une grève du SLECG (Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, ndlr), des manifestations sont organisées par Cellou Dalein Diallo au même moment. Ils n’ont fait que marcher depuis huit ans. Quand quelqu’un est élu, on doit le laisser gouverner », martèle le président du groupe RPG-Arc-en-ciel. « Cellou Dalein est paniqué. Depuis la présidentielle 2015, son regard est fixé sur 2020 comme si c’était demain, alors que deux ans nous séparent de l’échéance », estiment-il.

Avec Jeune Afrique