Aperçue pour la première fois dans les années 1950, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique, virale et aiguë qui fait actuellement des dégâts en Afrique occidentale.
A la découverte de cette fièvre
En Afrique de l’Ouest, après des nuits cauchemardesques causées par la fièvre hémorragique Ebola, cette zone du continent africain soufre actuellement d’une fièvre dite de Lassa. Après l’apparition de cette dernière pour la première fois en 1950, il a fallu 19 ans pour identifier le virus qui est à l’origine de cette fièvre. Notons que cette fièvre est endémique et sévit probablement dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest surtout au Nigéria où elle a tué pas mal de personnes.
Symptômes de la fièvre de Lassa
Les personnes atteintes de cette maladie se comportent souvent comme atteintes d’une fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général s’instamment. Après quelques jours, les malades peuvent présenter : des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, une toux, et des douleurs abdominales.
Notons qu’en cas de négligence, le sujet peut présenter des symptômes encore plus graves : un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Une protéinurie est possible. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu’au coma.
La surdité survient chez 25% des patients qui survivent à la maladie. La moitié d’entre eux recouvrent en partie l’ouïe au bout d’un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence selon l’OMS.
Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et/ou du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.
Les moyens de transmission de la fièvre de Lassa
L’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée.
Notons qu’aux premiers stades, le diagnostic de cette maladie est un peu compliqué du fait que les symptômes de cette dernière sont très variables et spécifiques. Cependant, Il est difficile de distinguer la fièvre de Lassa d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, et de beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune.
Source : OMS
Souleymane Barry

 

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