Infos Actuconakry.com / Ouverts le vendredi, les travaux de l’atelier sur le renforcement du cadre normatif du travail gouvernemental et l’amélioration du dispositif de communication ont pris fin ce 30 mars à Bel Air dans Boffa.

Pendant ces deux jours, les participants à cet atelier ont fait le diagnostic sur le processus de production des actes normatifs et le dispositif de communication gouvernementale. Un diagnostic qui a révélé les forces et les faiblesses sur le cadre normatif et sur le dispositif de communication.

Au cours des deux jours, à travers des travaux d’échange, de débats et partage d’expérience, les participants ont non seulement proposé des pistes de solutions pour améliorer l’activité normative du gouvernement et sa stratégie de communication mais aussi élaboré une feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations liées au processus d’élaboration des actes normatifs et le dispositif de communication du gouvernement.

Quatre recommandations ont été faites pour améliorer le travail gouvernemental  perçu comme un travail collaboratif :

1 la nécessité d’établir un programme de travail gouvernemental basé sur la définition des priorités nationales pour dégager un portrait global, une vue d’ensemble des activités,

2 La systématisation du contenu et des procédures de cheminement des dossiers à travers la standardisation de leur présentation, le développement des concertations préalables dans la préparation des dossiers à incidence interministérielle et l’introduction des analyses indépendantes dans le processus normatif,

3 La restructuration du secrétariat général du gouvernement et le renforcement de ses capacités institutionnelles et humaines pour en faire le véritable foyer de la coordination gouvernementale,

4 La création par voie réglementaire d’un forum des secrétaires généraux en tant que base légale de la culture de l’inter ministérialité dans la gestion des grands dossiers de l’Etat.

Quant à l’amélioration du dispositif de communication du gouvernement, quelques actions importantes et urgentes doivent être menées pour renforcer le dispositif de communication.  Parmi ces actions : «La mise en place du comité interministérielle de coordination de la cellule de communication et d’information du gouvernement, l’organisation d’une réunion d’information et d’échanges avec les responsables des médias et associations professionnelles sur la communication gouvernementale pouvant permettre d’asseoir un cadre de concertation avec les médias, la refonte du site web du gouvernement et son adoption en tant que composante du cadre normatif de la communication.

La production et la distribution d’une lettre d’information gouvernementale trimestrielle en lieu et place de l’ancien bulletin du gouvernement qui était mensuel. La réalisation et la diffusion du compte rendu hebdomadaire du conseil des ministres suivi d’une conférence de presse. L’élaboration et l’adoption d’un cahier de charge de la fonction de porte parole du gouvernement. L’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de la charte graphique du gouvernement. La mise en place d’un mécanisme de planification mensuelle et hebdomadaire de la présence du gouvernement dans la presse privée. L’organisation de visites trimestrielles des membres du gouvernement dans les régions et préfectures. La mise sur pied d’un mécanisme de collaboration avec les médias internationaux. L’élaboration et la mise en œuvre de plans de communication spécifique des différents départements ministérielles. Et le recrutement du personnel nécessaire à l’animation de la communication et enfin l’élaboration et l’adoption des textes relatifs aux attributions et organisations des services de communication des ministères » a sollicité  Sékou Kourouma, ministre secrétaire général du gouvernement.

L’accent a été mis sur le passage d’une communication institutionnelle à une communication publique.

«Le défi est maintenant de passer à l’action et il faut le faire de manière graduelle. Je souhaiterais que dans deux ans, que les problèmes réglés aujourd’hui ne soient plus sur la table. Je suis ici en Guinée il y a trois ans, beaucoup de diagnostics ont été faits autour de ces problèmes, je pense qu’il est temps de ne plus investir après le diagnostic. La question qui se pose est de prendre ce diagnostic et d’en éliminer les contraintes. L’idée est de dire oui et allons à la résolution des problèmes » a souligné Rachidi B. Radji, représentant résidant de la banque mondiale en Guinée.

« Je viens transmettre les messages du président de la république et du premier ministre qui consistent à ramener les secrétaires généraux au cœur de leurs missions à savoir installer et faire fonctionner les normes techniques et administratives au sein des départements ministériels.

Et cette revue du cadre normatif du travail gouvernemental va permettre de simplifier la relation de réglementation et de notification entre les différents niveaux du gouvernement et de l’administration générale.

En ce qui concerne la communication gouvernementale, la préoccupation est de passer d’une communication purement institutionnelle à une communication publique. Un effort doit être fait pour que toute décision publique qui affecte la vie des populations positivement ou négativement puisse être portée à leur intention » dira Kiridi Bangoura, ministre secrétaire général de la présidence.

A noter que l’objectif de l’atelier est d’améliorer le fonctionnement global du gouvernement, l’efficacité de la coordination de l’action publique à travers le renforcement du cadre normatif et l’amélioration du dispositif de communication gouvernementale.

Sadjo Bah pour Actuconakry.com / Tél : 625 01 66 69 

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