Jamais on ne pourra mesurer la joie des guinéens quant à la tenue du FENAC, événement qui les a permis de faire un retour sur le passé. Ce passage à vide de plus de deux décennies a sclérosé les magnifiques valeurs culturelles du pays. Le monde de la culture est celui qui permet l’expression de l’authenticité d’un peuple. Le nouveau chef de ce département a ébahi, étonné et surpris tout le monde. Malgré tout le battage médiatique autour de cet événement national, nombreux demeuraient sceptiques face à la jeunesse du Ministre Siaka Barry aussi, il n’était pas connu de ce milieu. Jalousement gardé par les ténors de la culture, ce département fait l’objet de convoitise des professionnels.

Aujourd’hui, les dinosaures du monde de la culture sont unanimes sur les qualités et l’intelligence de ce jeune ministre. Depuis la mort du Responsable suprême de la Révolution, de mémoire d’homme jamais un tel événement culturel à l’échelle nationale n’a été organisé dans le pays. « Tout ce qui s’annonce bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire, arrivent aisément ». Pour être un succès, le FENAC a été réellement un succès. Le carnaval géant organisé à l’entame a donné le ton à cette réussite. Ce qui a aussi polarisé l’attention des guinéens, c’est l’excellent discours tenu par le chef de ce département. Il a prouvé à tous ses assises culturelles et sa connaissance parfaite du passé culturel de la Guinée.

L’organisation a été impeccable, les éléments culturels nouveaux ont rehaussé l’éclat de l’événement. Pendant toute la durée du festival, les populations de Conakry ont trouvé un réel motif de satisfaction pour diluer dans la joie leur angoisse et leur mélancolie. La prestation des orchestres modernes, les ballets et toutes ces représentations artistiques ont rappelé au peuple de Guinée les souvenirs de son glorieux passé culturel.

Pour Siaka Barry ce coup d’essai a été un véritable coup de maître. Le souhait de tous est de voir perpétuer le festival national:

  • Organiser chaque année le festival pour mettre toutes les préfectures en compétition et dans toutes les disciplines artistiques ;
  • Tenir également des quinzaines artistiques régionales pour la préparation et la réussite effective du festival national.
  • Réhabiliter les maisons de culture dans les préfectures à l’instar des permanences fédérales pendant la révolution
  • Mettre en place une équipe responsable pour faire le devis exhaustif de la réhabilitation des anciennes permanences et des anciennes formations musicales de nos préfectures
  • Prendre toutes les mesures nécessaires pour la valorisation de notre patrimoine culturel.

La culture est un puissant moyen d’éducation à travers les représentations théâtrales, elle adoucit les mœurs et raffermit la fraternité entre les jeunes. Un peuple qui ne s’amuse pas, un peuple qui n’a pas de moments de distraction est confronté aux ennuis. Avec la révolution notre pays a rayonné mondialement sur le plan culturel, maintenant que l’amorce est faite, le pays doit redorer son blason et reprendre sa place d’antan sur le plan universel.

Il y a des anciens qui sont dans les préfectures qui sont de véritables bibliothèques culturelles. Ils sont capables de donner à la jeune génération leurs précieuses expériences et insuffler un souffle nouveau grâce à la fertilité de leur imagination. Ceux-ci méritent d’être mis en évidence pour le bonheur de notre culture.

Aujourd’hui il faut avoir le courage de reconnaitre, que le Ministre Siaka Barry a redonné espoir aux artistes du pays. Ils sont désormais fiers de savoir qu’ils peuvent compter sur ce jeune patriote. En font foi les multiples visites rendues aux anciennes gloires et la création du fonds pour les artistes. Ce réveil culturel du pays permettra à la jeunesse de mieux se connaitre et mettre ainsi fin aux incompréhensions orchestrées par certains politiques indélicats. Refusons que le football soit le seul motif de rassemblement de la jeunesse. Laculture doit lui permettre de mettre en exergue sa grande capacité d’expression.Cet espoir retrouvé doit se consolider pour permettre à la jeunesse de s’épanouir en conservant jalousement ses valeurs culturelles. Ce n’est qu’à travers cette culture que notre peuple pourra entièrement s’assumer.

Pour avoir réussi ce que ses prédécesseurs n’ont pas pu pendant de longues années Siaka Barry a écrit en lettre d’or son nom dans le cœur des guinéens. Les faire revivre leurs habitudes du passé a permis à tous d’éprouver un réel sentiment de fierté. Ce premier pas sera très certainement le début d’une foulée pour la culture de notre pays.

Vive le Ministre Siaka Barry, vive la culture guinéenne.

Famany Condé, Enseignant à Kindia /Tel 🙁 +224)65 59 92

 

 

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