L’arrivée du Pr. Alpha CONDE a donné beaucoup d’espoir aux populations guinéennes surtout aux enseignants qui trouvaient en lui un collègue de corporation. Depuis son avènement à la magistrature suprême du pays, il ya eu un véritable bouleversement dans notre administration à cause des mesures prises pour sa modernisation et sa moralisation.

Au Ministère de l’Enseignement Pré universitaire et de l’Alphabétisation, il est vrai que des changements ont été amorcés dans la voie de la crédibilisation et de la moralisation du système. Des innovations ont été introduites pour mieux cerner le processus enseignement/apprentissage tant au niveau de l’élémentaire que du secondaire. Cela a été une bonne chose pour notre système éducatif qui a rétabli la confiance avec les parents d’élèves.

Ces mesures prises sont certes bénéfiques pour l’école guinéenne mais, si elles souffrent du manque de suivi par absence de moyens financiers, les résultats escomptés ne seront jamais atteints. Au dire de nos informateurs aucun moyen ne leur est donné pour assurer le fonctionnement efficace de leurs structures. Pourtant des instructions sont données par le niveau central mais sans aucune mesure d’accompagnement, ce qui rend très difficile leur application.

C’est un malaise profond dans ce département qui peine à prendre sa vitesse de croisière sur la voie du changement soit à cause d’une gestion opaque ou du manque de crédit de fonctionnement de la part de l’État. Cette situation se  répercute négativement sur la chaine de fonctionnement du système éducatif. On a comme l’impression que ce qui prévaut dans les structures déconcentrées n’est pas connu du niveau centrale. On demande trop souvent des sacrifices aux DPE aux IRE qui se saignent à blanc pour couvrir certaines dépenses à partir de leurs poches. Le font-ils par patriotisme ou par peur, certainement par angoisse de perdre leur poste, et aucun n’ose dire la vérité au chef du Département réputé pour ses réprimandes.

Un calendrier scolaire a été établi par l’Inspection Générale de l’Éducation  qui définit le taux de progression des programmes d’enseignement au secondaire comme au primaire. Ce calendrier suppose que les cours vont débuter effectivement le jour de la rentrée le 9 novembre 2015. Ce qui n’est pas effectif partout car il ya des lieux où les admis aux examens nationaux CEPE et BEPC ne sont pas encore installés par la mauvaise organisation des DPE ou la cupidité excessive de certains chefs d’établissement qui peuvent demander jusqu’à 80.000FG pour une installation.

Les parents sont désemparés et pour eux ils n’ont aucun recours. Dans les écoles privées le département ne s’intéresse pas à ce qui s’y passe. Les fondateurs augmentent les tarifs avec fantaisie sans se soucier de la bourse du guinéen moyen. Pourtant ces écoles n’ont aucun personnel fixe, ce sont les enseignants du public qui viennent prêter service dans ces écoles. Le chef de département doit donc s’intéresser à la vie dans les écoles privées pour un peu soulager le calvaire des parents d’élèves en y mettant une réglementation stricte par l’homologation des tarifs sur le plan national.

Le manque de subvention ou de crédit de fonctionnement impacte négativement sur le travail de ceux qui sont chargés d’aller faire les inspections. Ils sont obligés de fermer les yeux sur les insuffisances car ne pouvant pas se prendre en charge ; ils sont nourris et logés par ceux qu’ils viennent inspecter : imaginez le reste.

Si c’est l’État qui n’assure pas sa responsabilité en ne donnant pas les subventions, ou si les fonds sont mal gérés au département, il ya lieu de faire la part des choses pour permettre à l’école guinéenne de prendre son essor véritable dans le cadre du changement.

Sidimé Alpha Kabinet pour www.actuconakry.com

Tel : 654 27 76 77

 

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