Après plusieurs jours d’inspection des travaux engagés par le gouvernement guinéen dans plusieurs villes de Haute Guinée, la jeunesse CEDEAO-Guinée a pointé ce samedi 9 février, le retard qu’accusent ces travaux. C’est le cas à Kerouané où l’Etat a engagé des travaux de bitumage de la voirie urbaine et interurbaine.

Pour Dorah Aboubacar Koïta, président national de la jeunesse CEDEAO-Guinée, il y a beaucoup d’inconstances dans ces travaux.

«Le gouvernement a lancé beaucoup de travaux à l’intérieur du pays mais il y beaucoup de contrevérités, il y a beaucoup de mensonges. Il va falloir à un moment donné qu’on se regarde en face pour nos différentes responsabilités. Qu’est ce qui se passe à Kerouané ? Ils ont lancé des travaux qui sont de trois volets. Il y a le pont qui fait 85 mètres sur le fleuve Milo entre Kérouané-Banankoro, il y a les voiries urbaines et la route Kérouané-Kankan. Ce sont les trois volets des travaux lancés à Kérouané. Au niveau du pont, quand nous sommes passés pour la visite, nous avons trouvé que c’est une seule machine qui fonctionne. Nous avons essayé d’avoir des informations pour savoir ce qui se passe concrètement, parce que les travaux ont été lancés par le président il y a deux mois, et je rappelle que ça c’est le lancement mais cette entreprise est en place depuis le mois de mars. Le contrat qui lie cette société marocaine à l’État guinéen a été signé au mois de mars. Mais depuis deux mois, le travail n’évolue pas, c’est ce qu’il faut dire et l’assumer. Nous avons essayé de voir qu’est ce qui ne marche pas, nous avons compris que les citoyens qui habitent la partie, ne sont pas dédommagés pour leur permettre de quitter et faciliter le travail à l’entreprise. C’est environ 13 propriétés dont le coût est en quelque sorte de 800 millions. Selon nos informations encore, l’entreprise est allée demander au département de prendre en charge des dédommagements pour qu’elle soit remboursée après», a-t-il révélé avant de préciser que le gouvernement entretient un flou au tour du financement de ce projet.

«Ce projet est financé par trois fonds, par Badea, Ofid et le budget national. Ofid et Badea ont chacun 45% et le budget national a 10 %. Les partenaires ont déjà commencé à faire le paiement, et le paiement se fait en deux tranches. La première se tranche est payée en dollar et la deuxième en franc guinéen. La partie qui est payée en dollar est déjà versée sur le compte de l’entreprise au Maroc mais l’autre qui doit être payée en franc guinéen et qui doit passer par la banque centrale, il y a un flou au tour de ce montant. Ça c’est en quelque sorte les obstacles qui empêchent l’évolution des travaux de construction du pont entre Banankoro et Kerouané», a-t-il ajouté.

Avec Mediaguinee

Point De Presse de la Societe Civile (#JEUNESSE_CEDEAO_GUINEE)Dorah Aboubacar Koita "Beaucoup des travaux ont été lancés mais y a énormément de contre-vérités" (#VIDÉO)Site www.focusguinee.info

Publiée par Louis De Finès Diallo sur Samedi 9 février 2019