Une nouvelle plainte est pendante contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo en Belgique, l’Etat où il résidera en attendant la suite de la procédure à La Haye.
Acquitté le mardi 15 janvier 2019 de crime de guerre et  de crime contre l’humanité commis lors des élections postes-électorales de 2011, et libéré sous condition par la CPI le 1ier février dernier, l’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo séjourne actuellement au Pays Bas. Mais, en attendant la fin des procédures entre la Cour Pénale Internationale et la Belgique qui a accepté l’accueillir sur son territoire, où  réside sa seconde épouse, Nady Bamba, 47 ans ; Laurent Gbagbo est sous le coup d’une plainte en Belgique, pour sa responsabilité dans le charnier de Yopougon (Abidjan). Cette nouvelle plainte pendante contre Gbagbo, date de l’année 2000 quand il était arrivé au pouvoir dans des conditions calamiteuses. Selon les médias belges, le plaignant serait un dénommé Brahima Touré, un charpentier de 19 ans lors du massacre, qui “ne s’occupait pas de politique” et a été arrêté parce qu’il était nordiste. Ce dernier dit être un rescapé dudit chantier.
Avec l’aide de l’ONG belge « Prévention Génocide », il avait porté plainte contre Robert Guéï (qui sera assassiné en 2002, au début de la guerre civile) et Laurent Gbagbo pour crime contre l’humanité au titre de la loi belge dite « de compétence universelle »,de 1999 au nom de 150 plaignants, des proches de victimes.
Il faut souligner que sous la présidence Gbagbo, un procès se tiendra bien contre huit gendarmes pour le charnier de Yopougon, mais …dans le principal camp de la gendarmerie, à Agban (Abidjan), où n’osaient venir les nordistes alors que la politique « d’Ivoirité » était toujours de mise. Les huit accusés furent relaxés.

Avec  Béninwebtv